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| novembre 2008 |
Les
prédateurs font toujours face au courant
jean-Louis nogaroQue se passe-t-il en Gascogne en cet été de
canicule ? Que cache Grégory, l’adolescent tourmenté ? Qui sont ces
scientifiques, reclus dans une ferme abandonnée au pied du Tourmalet ?
Que signifient ces balances numérotées, que l’on
retrouve peintes à proximité de cadavres parsemant les routes du
Sud-ouest ? Le capitaine Séverine, flic en congé dans sa région natale,
serat-il de taille pour démêler cette intrigue ? Rien n’est moins sûr…
« Dans les champs du père Delaye au Faget. Je revenais de castrer les
maïs. Passe-moi le téléphone, vite !
— Attends, j’appelle le patron. Ton mort, il en est pas à une minute
près, non ?
— Lui non… Mais il y en a peut-être d’autres : Il y a une balance peinte
à côté…
Gérald consulta Agnès du regard puis se leva. Les cuisses confites, ce
serait pour une autre
fois.
— Dis, Paulo, pas la peine d’appeler les flics : on est là, lança-t-il
en tendant sa carte. Tu peux
nous y conduire, dans ce champ ?»
Paru en 2008 chez PIETRA LIUZZO EDITIONS -
www.pietraliuzzo.fr
ISBN 978-2-916685-29-8
200 pages - 17,90 € |
| novembre 2008 |
Un
amour de Jules Laforgue
de
Eric NicolasEn 1875, Jules Laforgue tombe
amoureux d’une jeune fille de Tarbes : « La fiancée de mes quatorze ans,
en province, s’appelait Marguerite. Je lui faisais des vers d’une
facture très audacieuse pour mon âge … ». Tarbes, en 2003, Léo
recherche passionnément cette
Marguerite dont on ignore le nom.
…J’avais évoqué Marguerite. « J’espère que vous tenez
un journal de recherches, ce serait bien ? » Intimidé, coupable, je
n’avais pas osé lui montrer mon cahier de notes, si brouillon, si
confus. Je lui avais répondu que non et que j’envisageais plutôt, un
roman. J’avais marqué une pause. « Un roman de recherche peut-être ? »
m’avait-il demandé. Nous avions alors plaisanté sur les biographes…
Un roman débuté voilà près de cinq ans et déclenché
par la découverte de ce poète français du XIXème siècle. Jules Laforgue,
est né à Montévidéo en 1860 et a vécu à Tarbes de 1866 à 1876. Ensuite
Paris, Berlin, puis pour finir Paris et y mourir à l’âge de 27 ans. Il
est l’auteur entre autre, d’un recueil de poèmes célèbres, Les
Complaintes, sans doute « inventeur » du vers libre, un livre de
nouvelles originales, Les moralités légendaires, grand épistolier (on
lui connaît plus de trois cents lettres) et critique d’art. A un ami et
à une confidente il avouera un « grand amour » de jeunesse : Marguerite.
Cet amour, tarbais, est cité dans sa correspondance, évoqué dans
quelques poèmes et notes, et demeurait au moins jusqu’en 2003, au
patronyme inconnu. Je suis parti à sa recherche. De celle-ci et de mes
découvertes, j’ai fait un roman ancré dans le présent tarbais. Je vous
propose donc de vivre en quelque sorte et en direct, cette quête d’une
mystérieuse muse : Marguerite.
Pour commander le livre, contactez l'auteur sur
eric.nicolas27@wanadoo.fr |
| juin 2008 |
Paroles
de fin de vieEtre membre de la SP², Société Pyrénéenne des Soins
Palliatifs, est certainement une expérience de vie éprouvante. Ils ne sont
ni médecins, ni psychologues, mais simplement là pour apporter un peu
d’humanité, au moment où c’est le plus précieux, accompagnant les malades
Tarbais avec leur ce qu’ils ont de plus chaleureux, par des mots ou leur
simple présence. Après une journée passée auprès de malades que la médecine
à renoncé à soigner, il faut trouver un moyen d’absorber, de digérer,
d’expulser toutes les émotions vécues. Les psychologues qui suivent cette
trentaine de bénévoles leurs donnent des outils pour gérer cette charge,
mais il n’est pas sur qu’ils aient envisagé la solution que Marie-Thé
Laclaverie utilise : elle écrit.
Depuis neuf ans, elle évacue la surcharge affective en noircissant des
pages blanches : « quand je revenais de mes rencontres avec mes grands
malades, dont la souffrance était trop insupportable, quand mon cœur était
lourd, mon émotion trop forte, mes nuits sans sommeil, j’avais besoin
d’écrire pour alléger cette douleur qui me broyait ». Ecrire pour panser ses
meurtrissures. Un rituel intime dont elle parle peu, par pudeur en quelque
sorte. Le jour, elle partage des moments uniques avec ceux qu’elle
accompagne, des paroles essentielles au moment où il ne reste plus que les
mots. Et le soir, elle écrit sa journée, elle se décharge ce qu’elle a
ressenti. « Ecrire a été mon exutoire ».
Mais voila, ce qui n’était qu’une façon de gérer ses émotions est devenue
un livre, « Un instant pour toujours ». Une idée lancée par Babedou Avenard,
chargée par Marie-Thé Laclaverie de mettre au propre les neuf années de
textes écrits « avec une écriture de chat » selon ses propres mots. Quelques
manuscrits envoyés et les éditions de l’Harmattan viennent de la publier
dans leur collection « Histoire de vie& formation ».
On regarde d’abord ce livre avec un peu d’appréhension : la fin de vie,
les soins palliatifs ne sont pas des sujets faciles à aborder. Et puis,
accepte de l’ouvrir. Certains le liront peut-être parce qu’ils sont
confrontés par leur vie personnelle ou professionnelle à des situations
comparables. D’autres prendront ce livre comme une invitation à découvrir
les richesses que des relations humaines dévoilent au moment même ou elles
sont les plus précaires. La meilleure façon de le découvrir est sans doute
de venir rencontrer son auteure jeudi, vendredi ou samedi après midi à la
librairie Lhéris.
Stéphane Boularand |
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