Le
groupe Paria naît à Tarbes en 1997.
Composé de Sébastien Miravete (chant, guitare rythmique), Grégory Korn
(guitare lead), Toky Rakotomalala (batterie), Sandrine Rakotonarivo (basse) et
de Alexandre Bekstein (basse), Paria est à cette époque une formation
politisée à l’extrême qui écume les bars, les MJC et les scènes
locales. Le public des débuts, une centaine de fidèles, se souvient de
concerts durs, de reprises de Bérurier Noir jouées rageusement à La Gespe
devant un parterre de punks. Une tournée avec le groupe Out of Style est
l’occasion pour le groupe de connaître toutes les galères et de roder son jeu.
En 1998 le groupe enregistre une première démo à La Gespe.
Une victoire au tremplin rock de Marciac et une autre aux JMF
achèveront de faire connaître le groupe au public local. Paria participe par
ailleurs à la conception d’un film d’animation en composant et en enregistrant
la musique.
Lorsque
Sandrine quitte Paria et qu’Alex se met au sampler, le groupe se remet au
travail, mais différemment : sa musique commence à gagner en complexité et en
profondeur. L’ajout du sampler ouvre des possibilités élargies. La
frénésie de concerts dure jusqu’en 1999, année pendant laquelle
Paria va élargir son horizon musical à des influences plus pop,
anglo-saxonnes : Cure, Radiohead ou encore Placebo. Du côté français, c’est
Diabologum, Mendelson et bien-sûr Noir Désir qui vont surtout compter. Les
paroles, écrites par le chanteur, prennent leur inspiration dans les
thèmes existentialistes de l’amour et de l’angoisse, pour s’ouvrir à
des ambiances plus surréalistes, voire psychédéliques, pour
la chanson « Les lutins » notamment, qui devient vite le morceau phare,
réclamé en concert par les fidèles. Ce sera l’occasion pour Paria de tester
son nouveau style lors de premières parties intéressantes, notamment
Treponem Pal à Lourdes.
En 2000
le groupe prend un nouveau bassiste (jusque-là Seb avait pris la relève de
Sandrine), Grégory Foix (ex Deluxe, Leslie, Discobox), qui confirme le nouveau
tour pris par Paria, concrétisé par l’enregistrement d’un quatre
titres à Tarbes. Depuis deux ans, le groupe continue les concerts,
notons les premières parties de Ska-P, François Béru et Nada Surf, une
victoire au tremplin Route 65, invitation au Rock’in Tarn et à
d'autres festivals…. Mais l’essentiel est ailleurs : la préparation de
l’enregistrement au studio Elixir, à Toulouse, d’un album 6 titres à sortir
prochainement était au centre des préoccupations. Paria mise tout sur cet
album qui concrétise 2 années de travail de composition, d’arrangement
et de rodage des morceaux en concert.
Les influences sont aujourd’hui beaucoup
moins présentes qu’avant, le groupe ayant pris le parti de la composition et
de la recherche sonore, après en tout plus d’une centaine de concerts.
Le style peut être qualifié de noisy-pop ou de rock alternatif,
mais cela ne rend pas compte de la musique originale de Paria. Le groupe
n’entend pas en rester là et va profiter de la sortie de l’album pour se
mettre à la recherche d’une maison de disque.
Fin 2006, c'est la fin de l'aventure , Paria
n'existe plus...