Présentation Ateliers de théâtre animés par Marie-Anne Gorbatchevsky.
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Spectacles que nous avons vu 2 juillet 2009 Ateliers théâtre de La Porte Bleue Un mois à la campagne de Tourgueniev Carmel - TarbesLes belles Nuits du Carmel Le cloitre du Carmel à eu une semaine intense ! Une semaine pleine de théâtre et de musique au rythme des soirées des Ateliers de La Porte Bleue. Ca a commencé lundi avec les adolescents qui ont repris le « Ondine » de Jean Giraudoux qu’on avait déjà vu à la MDA. Le théâtre du jeu est venu lire les « Veillées funèbres « de Guy Foissy. D’anciens élèves de la Porte Bleue sont revenus pour une « carte blanche aux Kadavresky ». Le tout accompagné en musique par Hérode et les Filles du Sud. C’est avec les adultes que la semaine s’est terminée par « Un mois à la campagne » d’Ivan Tourgueniev qui nous a plongé dans l’ambiance feutrée de l’aristocratie russe du 19ème siècle. Cinquante ans avant Tchekhov, les ingrédients sont déjà réunis : la maison à la campagne, une grande famille et même le médecin. Mais Tourgueniev est bien plus tendre avec ses personnages. « Deux femmes, une mère et sa pupille, tombent amoureuses d’un jeune homme au pair. Tourgueniev nous montre la rupture entre la jeune fille et la femme, la perte de l’innocence. Il nous montre aussi des hommes très généreux, avec une belle largesse d’esprit » nous raconte Marie-Anne Gorbatchevsky. « C’est un théâtre étonnamment contemporain ». Les teintes des costumes, la sobriété du décor et le rythme de la mise en scène donnent une certaine nonchalance à une pièce ou l’action devient inutile. C’est avec ce mois à la campagne que se termine la (longue) série de spectacles des différents groupes des Ateliers de la Porte Bleue. Laissons-les travailler une année, et rendez-vous en fin d’année prochaine ! Stéphane Boularand | 12-13 juin 2009 Petit Déjeuner compris Old Saybrook Maison des Associations - quai de l'adour - TarbesDes Ados de la Porte Bleue étonnants ! On ne se lasse pas des groupes d’adolescents des Ateliers de la Porte Bleue. On connaît leur capacité à suivre Marie-Anne Gorbatchevsky dans des projets plus ou moins raisonnables. Pour plagier Rimbaud on pourrait écrire qu’on ne se prend pas au sérieux quand on a 17 ans. Et ca leur donne une belle liberté ! Deux groupes d’adolescents nous ont présenté vendredi et samedi dernier deux pièces légères et graves qui parlent d’hommes, de femmes et d’infidélités. Avec « Petit déjeuner compris » de Christine Reverho, on entre dans l’intimité d’une chambre d’hôtels qui voit se succéder VRP de passages, jeunes mariés et couples d’amants. Autant de situations ou nos jeunes comédiens trouvent l’occasion de jouer toute une palette de rôles avec beaucoup d’humour et de tendresse. C’est une histoire d’infidélité bien plus explosive que le second groupe nous a interprétées, avec « Old Saybrook » du nom de la ville balnéaire du Connecticut ou Woody Allen a situé la maison ou trois couples tombent sur un cahier intime bien embarrassant. Un texte aussi drôle que cynique qui n’était pas simple à aborder pour des ados. Mais c’est sans aucun doute là ou les on les attend le moins qu’ils sont les plus étonnants… Lundi et mardi prochain, ce sera au tour des plus petits de monter sur les planches de la MDA avec « Barbe bleue » et « Qui a volé les contrôles de français ». Une belle perspective ! Stéphane Boularand Petit Déjeuner compris de Christine Reverho. Avec Sarah Capdevielle, Laura Champion, Vincent Doillet, Matthieu Elhuyar, Ramzy Fkaïer, Bérénice Gomel, Yaël Jean-Baptiste, François Mauduit, Jeanne Mermet-Guyennet, Coline Sagot, Pierre Savajol et Mathilde Susbielles mise en scène Marie-Ane Gorbatchevsky Old Saybrook de Woody Allen Avec Ezzi Acil, Jason Broustet, Quentin Desjardins, Pierre Harrispuru-Aldaïtz, Nicolas Kunakey, Lorraine Sekola et Hélène Walther mise en scène Marie-Ane Gorbatchevsky | 28-30 mai 2009 Ondine Un Suicidé divin ! C’est toujours un plaisir de venir voir le travail des Ateliers de théâtre. On y trouve des groupes de tous âges qui ont répété toute l’année, juste pour le plaisir et pour le théâtre. Il suffit de voir leur implication pour comprendre combien ce moteur peut être efficace ! Jeudi et samedi dernier, c’était un groupe d’adolescent et un groupe d’adultes des Ateliers de la Porte Bleue qui présentaient le fruit de leur saison. Les premiers ont présenté « Ondine », la pièce fantastico-tragique de Jean Giraudoux dans une version vigoureusement dépoussiérée. Avec un chevalier Hans qui délaisse sa noble monture pour une moto et un magicien ressemblant plus à David Copperfield qu’a illusionniste médiéval, on reconnaît la patte de Marie-Anne Gorbatchevsky ! Il suffit d’ajouter les superbes costumes de Sabine Cha pour que le spectacle soit complet. Puisqu’ils reprennent la pièce les 29 et 30 juin prochain au Carmel, on aura l’occasion d’en reparler dans ces pages. C’est une pièce écrite à la même époque, mais avec un genre radicalement différent, que les adultes nous ont présenté ensuite. Avec « Le suicidé », Nicolas Erdman met en scène dans la Russie soviétique un chômeur auquel on prête l’intention de se suicider. Les idéologues et autres femmes fatales ne tardent pas à lui tourner autour pour exploiter la portée de son geste ! Alors que tous le pousse, il est de moins en moins décidé à renoncer a sa modeste vie. Une pièce drôle et tout à fait subversive dans laquelle toute ressemblance avec l’époque avec laquelle nous vivons ne serait certainement pas fortuite. C’est bien dans cet esprit que Corinne Marsollier à travaillé le texte avec son groupe d’adultes. Elle « mettant en cène » son suicidé comme dans le tableau de Léonard de Vinci, elle ajoute la petite touche de religion qui complète la démonstration. Le dynamisme des comédiens fait le reste. Un spectacle d’atelier comme on les aime ! Stéphane Boularand | 30 juin 2008 Oliver Twist Carmel - TarbesLe Londres d’Oliver Twist au Carmel Les groupes d’adultes et d’enfants des Ateliers de la Porte Bleue se sont réunis pour faire spectacle commun cette année. Ils jouent depuis lundi « Oliver Twist » dans les jardins du Carmel. Charles Dickens avait écrit le livre, ils en ont fait une adaptation théâtrale. C’est Oliver Twist lui même qui raconte son histoire, celle qui a pu l’amener à cambrioler la maison de celui qui l’a sorti de la fange. Les contraintes du théâtre classique volent en éclat : il n’y a ni unité de lieu, ni unité de temps. On est presque au cinéma ! C’est parti pour un grand flash back qui démarre dès sa naissance. Avec une mise en scène malicieuse, on voit grandir Oliver sur scène : il disparait derrière un piler et en ressort avec quelques années de plus, comme dans la célèbre publicité d’une banque-assurance publique sur la suite Jazz de Chostakovitch. Il passe ainsi de l’orphelinat aux rues du Londres populaire de l’Angleterre Victorienne, via la boutique du fabricant de cercueils. Seule subsiste la règle de l’unité d’action, celle d’Oliver Twist qui va chercher à frayer son chemin dans un monde franchement hostile. Il faut se battre pour vivre et si possible rester honnête. C’est certainement plus difficile quand on est accueilli par des gens aussi peu recommandables que Fagin, interprété par Patrick Mahot. Les scènes du Londres populaire sont particulièrement riches, avec une distribution généreuse : Victor Blas, Lucie Chauvat, Baptiste Garguillo, Pierre Gingali, Nicolas Jakow, Anna Khatchidze, Maxime Ladeveze, Hugo Marsac, Marie-Lou Pitout, Emma Ploye et Cécile Steinbrecher pour le groupe d’enfant. Caroline Bazire, Pierrette Chataignier, Erick Gehin, Isabelle Gimelle, Marie Glayat, Nathalie Iriart, Patrick Mahot et Myriam Segui pour le groupe d’adultes. Avec tous ces comédiens habillés des superbes costumes, prêtés par le Théâtre du Capitole de Toulouse, les jardins du Carmel se transforment rapidement en rues grouillantes qui se révèlent périlleuses pour les bourgeois qui s’y attardent. On ne peut qu’être séduit par cette association de très jeunes comédiens avec d’adultes que Marie-Anne Gorbatchevsky fait fonctionner à merveille. Mercredi et jeudi, une nouvelle distribution prend la relève pour deux autres représentations précédées d’un peu de musique. Rendez-vous au Carmel à 20h30 ! Stéphane Boularand | 16 juin 2008 les Femmes savantes de Molière Maison des Associations - TarbesMolière, made in Bollywood Ambiance indienne sur la scène de la Maison des Associations de Tarbes ! D’habitude, le théâtre de Molière se joue en costumes XVIIème siècle, c’est vrai. Mais peu importe les règles si on donne du sens à ce qui est présenté. Alors quand il s’agit de monter « Les femmes savantes », pièce ultra classique avec ses cinq actes et ses alexandrins, tout est possible. Direction l’Inde, mais ça aurait pu être l’Afrique, certainement la France aussi, à une époque où on annule un mariage parce que l’épouse n’est pas vierge. Et on retrouve les femmes telles que les met en scène Molière. Un mariage arrangé, des femmes qui se ridiculisent quand elles sortent de leur rôle de ménagère. C’est toujours terriblement d’actualité ! C’est bien là le savoir-faire de Marie-Anne Gorbatchevsky : savoir présenter une belle pièce et lui donner le petit plus qui va lui donner une autre dimension. Les adolescents des Ateliers de la Porte Bleue lui font confiance, et la suivent comme on sait le faire à cet âge la ! Ainsi lundi et mardi, on a pu assister à un pétillant mélange de danses indiennes, de longs saris de couleurs vives et d’alexandrins de la France du XVIIème siècle. Une façon très efficace de traiter de choses graves en passant un moment très agréable. S. Boularand « Les femmes savantes », avec Ezgi Acil, Johanna Bernal, Laura Champion, Vincent Doillet, Mathieu Elhuyar, Sarah Fondevielle, Ramzy Fkaier, Bérénice Gomel, Isis et Yaël Jean-Baptiste, François Mauduit, Jeanne Mermet-Guyennet et Coline Sagot. | 2 juillet 2007 Ateliers de La Porte Bleue Le cercle de craie caucasien Le CarmelAteliers Théâtre de la Porte Bleue, Acte 3 Lundi et mardi soir, c’était la dernière des trois séries de représentations des groupes des Ateliers de la Porte Bleue que dirige Marie-Anne Gorbatchevski. Compte tenu que ce que nous avons pu voir au théâtre des Nouveautés fin mai et à la Maison des Association en juin, on avait un espoir solide de se faire plaisir avec un théâtre amateur de haut vol. C’était au tour d’un groupe d’adolescent et d’un groupe d’adultes de montrer leur travail, installés dans le cadre superbe du Carmel. La soirée a commencé avec « Le cercle de craie caucasien » de Bertold Brecht. Dans un village de Georgie, deux kolkhozes se disputent une vallée. À qui appartient la terre : aux propriétaires qui y sont nés et qui aspirent à y revenir perpétuer une agriculture traditionnelle ou à ceux qui la défendent et la font fructifier ? Un conflit qui ouvre sur le récit d’un conte inspiré d’une légende chinoise. Une fille de cuisine, Groucha, recueille un nourrisson, fils du gouverneur abandonné par sa mère très occupée à sauver sa garde-robe lors d’une révolution de palais. Des années plus tard, la mère naturelle réapparaît pour reprendre son fils et son héritage. A qui revient l’enfant : à celle qui engendré l’enfant ou a celle qui l’a élevé ? Le peu recommandable juge Azdak place l’enfant au centre d’un cercle de craie. La mère qui arrivera à tirer l’enfant hors du cercle aura gain de cause.
On est d’abord séduit par l’implication totale de ces adolescents de 15 à 19 ans. Peut-être faut-il avoir 17 ans pour vivre les choses comme ça ! Mais c’est surtout le jeu des comédiens, comme Pauline Alle dans le rôle de Groucha ou Alex Tani dans le rôle du juge pour n’en citer que deux, qui suscite l’enthousiasme. Le savoir faire de Marie-Anne Gorbatchevski fait le reste. Après cette première pièce, un des deux groupes d’adultes des Ateliers de la Porte Bleue présentait « Une poignée de seigle », une adaptation du roman d’Agatha Christie écrite par le groupe. Une espèce de partie de Cluedo ou l’inspecteur Neele cherche si c’est le Miss Crump ou Percival qui est le meurtrier de Mister Fortescue. A moins que ce soit Gladys… Heureusement qu’il y a Miss Marple pour éclairer l’inspecteur. Une ambiance très british, délicieusement kitsch, qui fait penser à « Huit femmes », le fil de François Ozon, un brin de cabotinage en plus. | 12 juin 2007 Contes Caucasiens Ateliers de La Porte Bleue Maison des Associations - TarbesC’était dans une ambiance Caucasienne que les ateliers de la Porte Bleue nous accueillaient mardi soir à la Maison des Associations de Tarbes. Une occasion de rappeler, avec Amnesty International, que c’est une région ou les droits de l’homme sont souvent mis à mal. Souvenons-nous de l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa qui a pu déplaire par ses enquêtes sur la politique Russe au Caucase. C’est aussi bien sur une région riche par sa culture. C’est ce que la suite de la soirée a pu montrer. D’abord par un buffet Géorgien qui mettait les papilles à l’heure de Tbilissi, puis par les deux contes qu’ont joués les enfants des Ateliers de la Porte Bleue. Le premier est Chamil et Yassamen, un conte Tchétchène. Dadache, le père de Chamil et Yassamen se remarie avec une veuve qui a deux filles prétentieuses. C’est à mi chemin entre Cendrillon et les Mille et Une Nuits. Un esprit qu’on retrouve aussi dans le second conte, La bague du père, ou pour séduire le cygne, le fils du roi doit la faire parler trois fois avant que la chandelle ne s’éteigne. Les costumes sont travaillés avec la volonté de respecter la culture Caucasienne, jusque dans le détail, comme la longueur des manches de la robe de mariée qui dépasse largement les mains pour éviter le contact. Enfin, une fois de plus, Marie-Anne Gorbatchevsky aura su amener ces comédiens de 7 à 13 ans à produire un spectacle de qualité, à aller au delà de ce que peuvent attendre les spectateurs. De quoi tirer beaucoup de fierté pour ces enfants… Et leurs parents ! Chamil et Yassamen avec avec Narimane Bennani, Elisa Calmon, Lucie Haye, Arthur Helip, Alexia Hilaire, Nicolas Jakow, Maxime Ladeveze et Cécile Steinbrecher La bague du père avec Mathilde Back, Marie Camier, Lola Cassou du Cadet, Léa Coffrini, Clément Corrège, Magali et Sylvain Doignon, Vincent Doillet, Antoine Dussau, Bérénice Gomel, Lisa Maubourguet et François Mauduit. | 26 mai 2007 Ateliers de La Porte Bleue Antigone La manie de la villégiature Théâtre des Nouveautés - TarbesBrecht et Goldoni aux Nouveautés Les adolescents et les préadolescents des Ateliers de la Porte Bleue étaient sur la scène du théâtre des Nouveautés vendredi et samedi pour présenter les pièces qu’ils ont travaillées sous la houlette de Marie-Anne Gorbatchevski. Les premiers pour l’Antigone que Bertold Brecht a réécrit dans l’immédiate après-guerre en éclairant le mythe antique avec ce que l’Europe venait de vivre. On est forcement séduit par le travail, l’implication totale et la qualité du jeu de ces adolescents. Et il en fallait pour affronter un texte long et difficile à faire vivre, que la mise en scène « à la Jedi » parvenait à rendre un peu plus ludique. C’était ensuite La manie de la villégiature que les préadolescents présentaient. Il est question de savoir si on va réussir à partir en vacances, de se demander si la robe que va porter la fille du voisin est plus belle que la sienne, et de ne pas trop s’occuper de ce que pensent les prétendants. On ajoute à ça un pique-assiette, un moraliste, quelques problèmes de budget et on a tous les ingrédients pour une bonne comédie. On peine à croire que le texte de Carlo Goldoni date du XVIIIe siècle tant le dynamisme de la mise en scène et des jeunes comédiens le rend moderne. La dispute entre les deux voisines Vittoria et Giacinta tourne au crêpage de chignon, tout ce qu’il y a de plus actuel… Quelle vision d’un théâtre en pleine ébullition que de voir tous ces jeunes sur les planches donner sans compter ! Une source d’énergie que Marie-Anne Gorbatchevski sait susciter et canaliser pour leur permettre de produire un théâtre de la qualité de celui que nous avons vu ce soir. On attend déjà l’année prochaine… Stéphane Boularand Antigone avec Adrien BUZY, Alexandra DA CONCEICAO, Laetitia DESPLAT, Pierre HARISPURU-ALDAÏTZ, Mathilde JAYAIS, Pauline MARQUES et Simon SENTENAC. La manie de la villégiature avec Alicia, Johanna BERNAL, Laura CHAMPION, Benjamin DANBAKLY, Quentin DESJARDINS, Chloé DJABALLAH, Sarah FONVIELLE, Lucie HERVE, Mathilde JAYAIS, Isis JEAN BAPTISTE, Emmanuelle LACROIX, Sylvain PUJOL, Yann ROTELLA, Julie VERGES et Eric VEZIN. | 24 mai 2007 Ateliers de La Porte Bleue Théâtre Grand Guignol Théâtre des Nouveautés - TarbesGrand Guignol aux Nouveautés Les Ateliers de la Porte Bleue occupent le théâtre des Nouveautés pour trois soirées de présentation de leur travail. Jeudi soir c’est le groupe des adultes qui jouaient deux pièces du théâtre Grand Guignol. Ce guignol la n’a rien à voir avec le lyonnais, il vient plutôt du nom du théâtre de Montmartre ou a été crée ce mélange décapant de sang, d’horreur et d’humour dans les années 20, comme a pu le voir plus tard dans le Rocky horror picture show. L’ambiance des années folles est présente dès le hall du théâtre des Nouveautés avec des chansons d’époque. La première pièce, Great-Guignol de Gabriel Germinet, jouée a la façon d’un doublage de film, donne le ton, en allant du burlesque au drame. Puis Le système du Docteur Goudron et du Professeur Plume d’André De Lorde va encore plus loin dans le style grand guignol. Deux journalistes viennent s’entretenir avec le spécialiste qui a mis au point une méthode révolutionnaire dans le traitement de la folie. Rapidement le doute s’installe et on se demande qui est encore en pleine possession de ses facultés dans cet asile ! Comme le veux le genre, ça se termine en bain de sang. On apprécie ce théâtre amateur tant par la qualité du spectacle que par la simplicité et l’implication des comédiens. Une énergie que Karine Monneau et Corinne Marsollier savent exploiter pour aboutir à un résultat qui fait plaisir à voir. On pourra les retrouver le 2 juin lors de la fête de la MJC d’Odos. Vendredi et samedi, ce seront les groupes d’adolescents des Ateliers de la Porte Bleue dirigés par Marie-Anne Gorbatchevsky qui prendront la relève avec au programme du Goldoni et du Brecht. Mise en scène Corinne Marsollier et Karine Monneau Avec Françoise Ballast, Caroline Bazire, Annie Boube, Pierrette Chataigner, Erick Gehin, Isabelle Gimel, Marie Glayat, Mocktaria Idjellidaire, Nathalie Iriart, Pierre Janeau, Patrick Mahot et Myriam Segui. |
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