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Vu sur scène vendredi 12 mars Cherche âme sœur pour la vie Théâtre des Nouveautés - TarbesLes célibataires cherchent toujours l’âme sœur La kermesse aux célibataires d’Esparros fait encore recette. Au moins dans sa version scénique « cherche âme sœur » crée par le théâtre de l’Or Bleu l’année dernière au Pari. On a pu le vérifier une nouvelle fois vendredi soir au Théâtre des Nouveautés. Et même si la pièce ne s’arrête pas vraiment sur les raisons de ce triste exode qui a vidé nos campagnes, c’est une belle et festive évocation de cette incroyable aventure qui a amené sur les routes de Baronnies des dizaines de milliers de célibataires à la recherche de l’âme sœur. Une kermesse en forme de speed-dating avant l’heure qui met en scène quelques belles tranches de vie locale avec de vrais morceaux d’humanité dedans. S.B. | 7 mars 2010 les règles du savoir vivre dans la société moderne SéméacUne belle leçon de savoir vivre A la veille de la journée de la femme, « les règles du savoir vivre dans la société moderne » de Jean-Luc Lagarce présentées par le Théâtre de l’Or bleu en clôture du festival VoyElle de Séméac prenait un relief tout particulier. Corinne Marsollier interprète une conférencière, vieille France, peut-être vieille fille, qui vient avec une précision et rigueur très réactionnaire rappeler les règles de la vie en société. On retrouve l’esprit des gardiennes du bon goût de la série Palace de Jean-Michel Ribes. Rien n’est laissé au hasard ! Et encore moins à l’initiative de la femme : de la naissance aux obsèques via la première communion et le mariage, tout est prévu, codifié, défini. Un cadre étouffant dont on ne tarde pas à sortir ! Le vernis se craquèle et par petites touches, la femme qui se cache derrière cette austère conférencière fini par se montrer révéler. « C’est un personnage propre à Lagarce, quelqu’un qui ne rentre pas bien dans le cadre. On se demande qui est cette femme, ce qu’elle a pu vivre. C’est aussi un personnage symbolique qui permet de faire éclater les règles et amène à redéfinir la position de la femme. ». Une lecture théâtralisée qui a montré le beau potentiel du texte. Il ne reste plus qu’a en faire une pièce. Corinne Marsollier et Marie-Anne Gorbatchevsky nous la promettent pour la rentrée. Stéphane Boularand | 6 juin 2008 Un tramway nommé désir salle des Fêtes de LourdesLe tramway passe à Lourdes Dès qu’on évoque le « Tramway nommé désir », on a immédiatement en tête les images du film d’Elia Kazan, avec Marlon Brando dans le rôle de Stanley Kowalski. Une image si forte qu’on oublie que c’est d’abord une pièce de Théâtre. Sur la scène de la salle des fêtes de Lourdes, le théâtre de l’Or Bleu nous a permis de constater que toute la richesse du film était déjà dans le texte de Tennessee Williams. Quand Blanche Dubois, une fille de planteur, arrive dans l’appartement minable de la Nouvelle Orléans, que sa sœur Stella partage avec Stanley Kowalski, c’est un choc entre deux mondes, deux époques : l’aristocratie finissante qui peine à garder les apparences face à une strate populaire qui incarne l’avenir de l’Amérique. Blanche vient d’annoncer qu’elle a du vendre la plantation et on ne tarde pas à apprendre qu’elle n’a plus rien, qu’elle n’est plus rien. Stan, au nom du code Napoléon applicable dans ces anciennes colonies françaises, réclame sa part des richesses perdues. On est précisément au moment où la déchéance des uns croise l’avenir des autres. C’est parti pour une heure et demie d’un huis clos intense. En plaçant les comédiens dans un échafaudage figurant les murs de l’appartement, Karine Monneau a voulu nous « permettre d’assister à quelque chose que nous ne devrions pas voir ». Et ça n’est effectivement pas reluisant ! Le face à face interprété par Marie-Anne Gorbatchevsky et Xavier Czapla est plein de mensonges, de violence, de cruauté, de sadisme même. Les personnages de Stella et de Mitch joués par Eve Rouvière et Marc Lallement assistent impuissants à l’effondrement de Blanche. On entre dans une spirale infernale qui se termine inévitablement mal. L’intensité de la pièce est telle qu’on n’en oublierait (presque) l’inconfort des sièges et la fraicheur inattendue de ce début de mois de juin… Stéphane Boularand | Théatre Haut Bas Fragile par le Théâtre de l'Or Bleu Le Lalano à Lalanne-TrieC’est un cocktail de textes détonnants que nous avait préparé la Cie de l’Or Bleu de Marie-Anne Gorbatchevsky. Prenez un peu de Roland Topor, une goutte de Jean-Michel Ribes et de Serge Kribus, un brin de Mircea Eliade et pour finir une bonne couche de Goethe. Il vous reste à agiter énergiquement, mais pas trop. Attention, le mélange est à manier avec dérision ! Partant de là, tout est possible et c’est parti pour une bonne heure qui nous promène du loufoque au pathétique, sans rien épargner. Sur la (superbe) scène du Lalano, Karine Monneau passe de la dangereuse criminelle façon Simone Weber à l’adolescent un brin dépressif. On parle beaucoup de ruptures ; toutes les ruptures : de couple, de vie, de ton. Avec une mise en scène où tout semble permis, les ambiances se succèdent rapidement. C’est un festival un peu inégal de portraits qui se termine sur le suicide du jeune Werther de Goethe. On rit, on sourit, on grince aussi. Et c’est finalement beaucoup d’humanité qui reste. S. Boularand | 22 septembre 2006 Les Kroqueuses Théâtre de l'Or Bleu Au Théâtre des NouveautésUn véritable One Woman Show. D'abord parce que Karine Monneau est seule sur la scène du Théâtre des Nouveautés, dans un décor minimaliste. Mais aussi parce qu'elle présente trois portraits, des morceaux de vie de femmes, un peu seules aussi, le soir du 31 décembre 1999. Seule, quasiment retranchée dans sa salle de bain, à s'épiler, se maquiller, éliminer un bouton d'acné, alors que de l'autre coté de la porte toute la famille défile. Un bref moment intime, partagé, un peu inédit pour un homme. Puis, Karine Monneau est Maureen, chez son psy, qui passe toutes les phases de la dépression. Pour finir, elle est en haute montagne, venue passer ce réveillon loin de tout, en couple. L'accent un peu rude, la relation avec l'autre aussi. Le tout donne un spectacle très tonique, servi par une mise en scène efficace, un plaisir qu'on aurait tort de bouder ! Une représentation aura prochainement lieu à Condom dans le Gers. Écrit par : Gloria CARREŇO Mise en scène : Marie-Anne GORBATCHEVSKY Avec Karine MONNEAU Costumes : Florie BEL et Kantutat VARLET Stéphane Boularand |
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