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L'Ours dans les Pyrénées

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La réintroduction de l'ours dans les Pyrénées soulève les passions ! Bigorre.org se propose de confronter les points de vues sur le sujet...

  Petit historique  

La population des Ours en France et dans les Pyrénées a progressivement décru au fil de l'histoire. Déjà dans les années 60, il n'en restait plus que quelques dizaines e France, principalement dans les Pyrénées. Une population d'ours Pyrénéens qui a aujourd'hui quasiment disparue.

1996 : Premier programme d'introduction d'ours slovènes dans les Pyrénées

  • Melba (1996, Melles). Tuée par un chasseur en 1997
    A donné naissance à Caramelles et à Boutxy
  • Ziva (1996, Melles)
  • Pyros (1997, Melles)

Cette politique de réintroduction des ours dans les Pyrénées fait débat. Les uns parlent de bio-diversité les autres d'inadaptation au milieu et de dommages aux troupeaux. Un mélange de raison et de passion qui explose le 1er novembre 2004 quand un chasseur abat Cannelle, dernière ourse de souche Pyrénéenne.

2006 : Une 2nde vague  → plan ours 2006-2009

  • Palouma (2006, Burgalays), retrouvée en bas d'une falaise en 2006
  • Franska (2006, Bagnères-de-Bigorre), percutée par une voiture en 1997
  • Sarousse (2006, Arbas)
  • Hvala (2006, Arbas).
    A donné naissance à Pollen, Bambou, Nheu et Noisette
  • Balou (2006, Arbas)

2010 : vers un troisième programme ?

Avec les naissances, c'est actuellement un vingtaine d'ours qui peuplent les Pyrénées

  Les points de vues  

ou ?
Envoyez-nous vos contributions !

 
le 7 juin 2011
CAP-Ours

L’Etat plombe le cercueil de Cannelle et enterre l’avenir de l’ours en Béarn !

En décidant de ne pas lâcher une ourse en Béarn, le Président et la Ministre de l’environnement participent pleinement et sciemment à la disparition de l’ours dans les Pyrénées occidentales, en particulier en Béarn. Ils écrivent la fin d’une histoire millénaire, celle de la présence continue de l’humain et de l’ours en Béarn. Ils renient la décision annoncée le 26 juillet 2010 par Mme Jouanno, alors secrétaire d’Etat à l’Ecologie, et acceptée, du fait de son « caractère raisonnable », par la plupart des représentants du comité de massif. Lors des discussions, il n'y avait pas eu de crispation des élus et des instances agricoles pour ce lâcher d’ours.

Les associations membres de CAP-ours sont indignées d’une telle décision, en rupture avec la politique pourtant frileuse de l’Etat depuis plus de quinze ans. Ce lâcher était une urgence minimum pour maintenir sur place les deux derniers mâles vivant en Béarn. Il entretenait l’espoir d’une politique certes a minima en faveur de la biodiversité pyrénéenne et d’obtenir qu’une population viable d’ours puisse voir le jour.

A peine 15 jours après la présentation, le 19 mai, de la Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020, cette décision montre que les engagements de l’Etat pour la biodiversité sont un écran de fumée. L’Etat doit agir, être cohérent, et porter des mesures fortes, structurantes et emblématiques pour préserver la biodiversité.

Le gouvernement plie devant les menaces publiques des opposants à l’ours, avalise leurs mensonges en faisant de l’ours un problème pour la bonne santé économique de l’agriculture de montagne, en particulier des éleveurs ovins, et privilégie l’activité de loisirs qu’est la chasse. Il dénigre le soutien silencieux, non provocateur, que les associations membres de CAP-ours ont apporté à la politique de renforcement de l’ours dans les Pyrénées dans le respect du partage du territoire avec les différentes activités économiques et touristiques.

Les associations membres de CAP-ours appellent toutes les personnes favorables au maintien de l’ours dans les Pyrénées, et plus largement, tant la décision est symbolique, toutes celles attachées à la question environnementale à manifester par tous les moyens non-violents, leur rejet de cette non-décision dès que l’occasion se présentera.

Les associations de CAP-ours continuent à promouvoir une présence viable de l’ours dans les Pyrénées souhaitée, selon les études d’opinion, par une majorité de la population pyrénéenne et française. Cet échec lourd de conséquences, ne doit pas faire oublier la réalité : les ours existent toujours dans les Pyrénées.

1er juin 2011
FERUS (Ours-Loup-Lynx Conservation)
Adet
(Association pour le développement durable des Pyrénées)

Les ours béarnais abandonnés

L'Etat français a donc décidé de ne pas lâcher la femelle qu'il avait promis de réintroduire en Béarn, où ne subsistent que deux mâles. Il renie ainsi l'engagement qu'il avait pris l'an dernier de remplacer les ours tués par la faute de l'homme. Il renonce par là même à sa décision de procéder par toutes petites étapes au soutien d'une population d'ours pyrénéens en grande difficulté, faute d'avoir affiché sa volonté de la restaurer.

Ferus regrette profondément et condamne ce piteux abandon au bout d'un long processus de concertation, de consultation, de recueil d'avis scientifiques. Tous globalement favorables malgré les habituels hurlements des éleveurs, et des élus de service qui veulent s'attacher leurs votes minoritaires mais encore influents.

C'est une triste nouvelle pour le Béarn d'abord, ces vallées d'Aspe et d'Ossau où ont longtemps vécu les derniers ours d'origine dans des milieux naturels très propices. Le fils de l'ourse Cannelle les fréquente encore mais il n'aura pas de descendance. Les quelques caciques locaux qui monopolisent l'expression publique et ont dépensé tant d'énergie et d'argent public pour parvenir à ce rejet seront les seuls à applaudir.

C'est également une triste nouvelle pour la France qui a envie de nature, les Français le disent chaque fois qu'ils sont interrogés. La biodiversité française a moins besoin de stratégies successives que d'un peu de courage de la part des généraux en chef et de la mise en œuvre des moyens nécessaires. La France reste un pays de second rang pour l'écologie en Europe, cette affaire n'en est qu'une manifestation de plus.

Curieux pays en outre, où l'apport d'un seul animal dans le cadre d'un programme de gestion qui a déjà fait l'objet d'innombrables études, programmes, annonces et mises en œuvre est suspendu au choix du chef de l'Etat. Obama et Merkel en font-il autant ?

Ferus se battra pour que cet échec ne marque pas la fin de l'histoire, aux côtés des autres ONG qui défendent la nature et la faune sauvage, et plus largement des relations apaisées entre l'homme et un environnement dont il fait partie.

Nous travaillerons en priorité pour les ours qui s'accrochent dans les Pyrénées centrales et font preuve d'une remarquable vitalité : ils survivront à ceux qui gouvernent aujourd'hui. Nous devons continuer de préparer les conditions de leur renforcement qui sera remis en débat après 2012. Nous verrons d'ici là ce que diront les instances européennes devant le refus de la France d'ignorer son obligation de rétablir les espèces prioritaires en grand danger telles que l'ours.
4 février 2011
Coordination Cap Ours

Communiqué

Arbas, le 4 février 2011


Ours : 16 000 signatures pour restaurer une population viable !

Vendredi 4 février au matin, dernier jour de la consultation publique sur le lâcher d’une ourse en Béarn, une délégation du collectif associatif « Cap-Ours » a remis au Préfet des Pyrénées-Atlantiques une pétition de 16 000 signatures lui demandant, au-delà du lâcher d’une ourse, de lancer un nouveau programme de restauration d’une population viable d’ours dans les Pyrénées et d’améliorer la protection des ours et de son habitat.
Les associations veulent ainsi répondre aux organisations opposées à l’ours qui ont cherché à transformer la consultation qualitative lancée par le Préfet des Pyrénées –Atlantiques en pétition anti-ours …

Outre le soutien de l’opinion, pyrénéenne comme nationale, la coordination Cap Ours rappelle également à chacun l’obligation légale de la France de sauver l’ours dans les Pyrénées.

L’homme et l’ours ont ici toujours cohabité ; ils sont les piliers indissociables du patrimoine montagnard pyrénéen.
Toute stratégie basée sur la disparition de l’un ou de l’autre est une mauvaise réponse au défi du développement durable du massif pyrénéen.

Nous devons d’urgence sortir du débat « pour-contre » l’ours, stérile, paralysant et déjà tranché par la loi, afin d’imaginer ensemble un avenir durable et désirable pour tous.

6 janvier 2011
Pays de l'Ours - Adet
(Association pour le développement durable des Pyrénées)

Pyrénées : Cinq des six derniers oursons sont … des oursonnes !

Il est peu de dire que les résultats d’analyses génétiques concernant les derniers oursons nés dans les Pyrénées étaient attendus. Ils viennent d’arriver et la nouvelle est bonne pour les amis des ours : Cinq des six derniers oursons nés dans les Pyrénées sont des femelles.

Nheu et Noisette d’abord, les oursons de Hvala nés en 2009, dont le sexe n’avait pu être déterminé jusqu’alors.

De même, trois des quatre oursons nés en 2010 sont également des femelles :

  • Caramelles a donné naissance à une femelle et un mâle en Couserans (Ariège)
  • Bambou a donné naissance à deux oursonnes en Val d’Aran (Espagne).
    A noter que Bambou n’était alors âgée que de trois ans, alors que l’âge de première portée est plus habituellement quatre ans.

Ces bonnes nouvelles ne peuvent pour autant occulter les limites de la situation actuelle : le mâle Pyros est le père de ces six oursons (et de la plupart des précédents). Les caractéristiques démographiques et génétiques de la population d’ours ne permettent donc toujours pas d’espérer son maintien à long terme.

Bon taux de survie des oursons, précocité de certaines femelles, faible intervalle entre les portées, les paramètres démographiques de la population d’ours des Pyrénées Centrales démontrent une nouvelle fois la bonne adaptation des ours lâchés à leur nouveau territoire, ce qui ne peut que nous encourager à poursuivre la restauration de l’espèce, conformément aux engagements européens de la France.

30 septembre 2010
FERUS
(Ours-Loup-Lynx Conservation)
Adet
(Association pour le développement durable des Pyrénées)

Lettre ouverte à Chantal Jouanno
Secrétaire d’Etat à l’Ecologie

Le 30 septembre 2010

Madame la Ministre,

Nos associations tiennent à vous alerter sur l’urgence absolue à lancer sans délais les préparatifs du lâcher d’une ourse que vous avez annoncé pour le printemps 2011.

Notre expérience, pour avoir participé aux précédentes opérations, nous permet d’affirmer qu’attendre encore, c’est compromettre ce lâcher !

En effet, lâcher une ourse requiert de nombreuses démarches administratives, diplomatiques, des autorisations, des consultations d’organismes variés, sans compter les aspects techniques, protocoles sanitaires et vétérinaires, et jusqu’à la commande de matériel spécifique dont les délais de livraison peuvent être très longs.

Or, à notre connaissance, aucune de ces démarches n’est à ce jour initiée.

Le moment approche où ces délais accumulées ne permettront plus de lâcher une ourse dans les Pyrénées au printemps 2011, conformément à votre engagement annoncé le 26 juillet dernier à Toulouse, ce que nous ne pouvons imaginer.

Vous savez comme nous que ce lâcher constitue le strict minimum pour ne pas assister dans les années qui viennent à la disparition totale d’un des deux noyaux de la population d’ours dans les Pyrénées.

Nous vous appelons donc solennellement à entreprendre ces démarches dès maintenant et nos associations se tiennent à votre disposition si nous pouvons y contribuer.

Convaincus que vous aurez à cœur de respecter votre engagement, nous vous prions de recevoir, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments respectueux.

François ARCANGELI                                Jean-François DARMSTAEDTER
Président de Pays de l’Ours – Adet,             Président de Ferus
Conseiller régional Midi-Pyrénées,
Maire d’Arbas

6 mai 2010
FERUS (Ours-Loup-Lynx Conservation)

L’ours est un animal sauvage avec qui nous pouvons partager notre territoire !!

Les populations d’ours brun ont fortement régressé au niveau mondial au cours du XXe siècle, à cause d’actions de l’homme (chasse, déforestation…). Pour enrayer cette régression et éviter la disparition de l’ours dans les Pyrénées, la France a pris des engagements internationaux. Depuis 1981, l’ours brun fait partie des espèces protégées sur notre territoire.
Il est un élément essentiel du patrimoine naturel et culturel des Pyrénéens. Il est le symbole des Pyrénées vivantes et dynamiques. Sauvegarder l’ours, c’est à la fois conserver notre patrimoine, respecter la nature et l’environnement, répondre aux attentes des Français, et travailler à l’avenir des Pyrénées. En effet, 76% des Français, 69 % des habitants des départements pyrénéens et 55 % des montagnards pyrénéens se déclarent favorables au maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées. Par ailleurs, les Français, comme les Pyrénéens, restent clairement en faveur de nouveaux lâchers d’ours (55 % et 54 %) si la population existante n’est pas suffisante pour assurer la survie de l’espèce (sondage Diren Midi-Pyrénées / Ifop, juillet 2008)

Malgré sa taille et un solide appétit, l’ours ne commet que peu de dégâts sur le bétail domestique. L’ensemble de ses dégâts dans les Pyrénées représente une très faible part du cheptel total présent. Il est donc économiquement infondé de prétendre que l’élevage pyrénéen puisse être menacé du fait du retour de l’ours, à plus forte raison si des moyens de protection sont mis en place. La présence des ours constitue une contrainte réelle pour les éleveurs dont les troupeaux sont confrontés aux attaques, mais elle ne peut en aucun cas être tenue pour responsable de toutes les difficultés de l’élevage aujourd’hui.
Les opposants à l’ours ne cessent de crier à l’ours slovène, qui serait plus prédateur sur les estives que l’ours pyrénéen. Qu’en est-il en réalité ? Les études effectuées depuis 1996 ont montré que les ours d’origine slovène ont sensiblement le même régime alimentaire que les ours autochtones (Quenette, 2000). Contrairement à une idée reçue, l’ours slovène n’est pas plus carnassier que l’ours d’origine pyrénéenne. Dans les Pyrénées, ce n’est pas l’origine des ours qui conditionnent les dégâts aux troupeaux, mais la différence de mode de gardiennage.

Après avoir été réduite à un unique noyau autochtone de 5 individus seulement au milieu des années 1990, la population d’ours bruns des Pyrénées compte actuellement une vingtaine d’individus grâce à la réintroduction de 8 ours slovènes en 1996, 1997 et 2006.
L’adaptation des ours relâchés entre 1996- 1997 et 2006, les naissances constatées in situ ou la colonisation de nouveaux territoires nous rappellent qu’en terme d’habitats favorables, le massif pyrénéen n’a rien à envier aux Monts Cantabriques en Espagne ou à la chaîne des Abruzzes en Italie. Les Pyrénées sont toujours favorables à l’ours brun.
Malgré ces éléments positifs, la population actuelle est encore trop fragile et réduite pour espérer pouvoir se maintenir à long terme. De nouveaux lâchers d’ours sont indispensables. Dès lors, le maintien de l’ours brun dans les Pyrénées et l’établissement d’une population viable ne dépendent que de nous.

Battons nous pour que l’ours brun, qui n’a jamais disparu des Pyrénées, survive encore longtemps dans ce massif où il cohabite avec l’homme depuis des millénaires !!

 

 
29 septembre 2011
ADDIP
(ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE DE L'IDENTITE DES PYRENEES)

LA « VIGIE » : QUAND L’ÉCOTERRORISME VISE LES HABITANTS DES PYRÉNÉES

Des milices impunément à l’oeuvre dans les Pyrénées ? L’État et l’Europe vont-ils rester sans réagir ?
Aveuglées par leur adoration inconditionnelle des ours, reniant le refus d’une colonie artificielle d’ours slovènes par les élus, les socioprofessionnels et les populations locales, les associations APATURA, Comité Ecologique Ariégeois (CEA), FERUS, Association Nature Comminges et Pays de l’Ours-ADET viennent d’annoncer la mise en place de milices de « patrouilleurs » chargées de la police environnementale dans les Pyrénées, et coordonnées par une « VIGIE ».
Le sinistre « protocole d’intervention » mis en place par ces associations précise que ces milices « s’efforceront d’agir en bonne intelligence avec l’équipe ours (ONCFS) et tout autre service de l’Etat qui contribuerait sur le terrain au suivi ou à la protection de l’ours ».
La mission qu’ils se sont assignée est une atteinte grave et délibérée aux libertés : espionner, surveiller tout un chacun dans les zones où la présence des ours est attestée « pour contribuer à prévenir un empoisonnement ou des dérangements et des harcèlements comme ceux qui ont fini par coûter la vie à Franska en 2007. » Rappelons que cette ourse périt écrasée sur la quatre voies de Lourdes en août 2007 et l’on peut s’interroger : alors qu’elle était munie d’un collier émetteur permettant de la localiser, pourquoi l’ETO (Equipe technique ours de l’ONCFS) n’a-t-elle rien fait pour l’obliger à regagner un lieu plus propice ?
La dictature verte d’une poignée d’associations ultra subventionnée, qui empoisonne les Pyrénées depuis 20 ans ne recule devant aucun moyen : rondes à pied et en véhicule ; jumelage ; prises de photos et de vidéo sans autorisation ; relevé des présences humaines … le tout centralisé par une « VIGIE » dans un fichier illégal de renseignements créé pour l’occasion.
Parmi ces renseignements des photos prises à volonté de « tout élément suspect, sans mettre leur sécurité en péril, carcasses bien entendu, animaux sauvages morts, véhicules inquiétants », porte ouverte à n’importe quoi : la notion de véhicule « inquiétant » ne reposant sur rien, sinon l’inquiétude paranoïaque des miliciens
patrouilleurs. Ils ne manqueront pas de photographier aussi les personnes jugées « inquiétantes », et ce fichier concernera n’importe qui, n’importe quel véhicule, n’importe où dans les Pyrénées.
Toujours sur le seul critère de cette paranoïa inquiète, leur « Protocole d’intervention » précise : « Ils noueront contact avec ceux avec lesquels ils estimeront pouvoir dialoguer, et leur diront, si les circonstances leurs paraissent favorables, pourquoi ils sont là. Dans le cas contraire ils seront des randonneurs. » Ce qui revient à rendre tout randonneur suspect aux habitants permanents de la chaîne très majoritairement opposés à ces réintroductions d’ours slovènes (cf. dernier sondage IFOP de 2008, entre 56 et 71 % d’opposants selon l’ampleur des dégâts des ours dans les départements), merci pour les randonneurs !
Le fonctionnement de telles milices est totalement attentatoire aux droits de l’homme tels que l’article 8 de la Convention Européenne concernée les reconnaît : respect de la vie privée et familiale, ingérence dans ce droit « que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bienêtre économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. » (art. 2)
L’ADDIP demande donc à l’Etat français ce qu’il compte faire pour empêcher la mise en place de cette milice, et, dès à présent, soumet le problème à la Cour Européenne des droits de l’homme en lui demandant de suivre la façon dont l’Etat français assurera ou non en ce dossier le respect de cet article 8 en déclarant illégale une telle milice de « patrouilleurs-vigies ».
Les associations citoyennes de l’ADDIP, ASPAP09, ADIP31, ASPP65, FTEM64 s’engagent devant leurs membres, sympathisants et l’ensemble des habitants du massif à faire cesser cette atteinte grave à nos libertés.
Face aux dictatures et fascismes de tous ordres, notre histoire, notre culture et notre identité ont toujours montré que les Pyrénées, bien avant d’être le grand zoo des ours slovènes, sont le Pays de la Liberté.

10 mars 2010
Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées

D'aucuns s'obstinent à poursuivre un programme de lâchers d'ours slovènes sur les Pyrénées, prétextant que l'année 2010 est l'année de la biodiversité. Ces mêmes personnes ont eu vite fait de rallier la secrétaire d'Etat à leur thèse. Pourtant, Chantal Jouanno quand elle était conseillère environnement à l'Elysée, avait tenu des propos bien réservés sur le sujet. Dans une vision pragmatique de la question de l’ours dans les Pyrénées, elle avait replacé « l’homme, au cœur de tout développement durable » (entretien ADDIP – C. Jouannojuillet 2007). Il est vrai qu'en pleine campagne électorale, qui plus est à Paris, il est de bon ton de vouloir séduire un certain électorat avec des annonces fracassantes.

Dans cette histoire d'ours, il y a un « hic »: l'acceptation sociale par les habitants des territoires concernés n'a pas été obtenue et ce malgré 14 années de séduction diverses et variées, de pilonnage médiatique, de revues au papier glacé, de films attendrissants, de documentaires animaliers aux grandes heures d'écoute. Le dernier sondage IFOP (décembre 2008) commandé par le ministère de l'écologie révèle que 61 % des habitants des Pyrénées sont contre de nouveaux lâchers.

Plus le temps passe, plus les arguments des farouches défenseurs du programme d'introduction ont fait « pschitt » ! Quid des mauvais éleveurs qui abandonnaient leurs troupeaux dans les montagnes, quid de l'absence de produits de bonne qualité alimentaire et gastronomique, quid de la cohabitation idyllique avec ces grands carnivores, quid de la garantie d'une biodiversité avec l' ours « espèce- parapluie », quid de la ressource économique apportée par l'image de l'ours...Il a fallu batailler, ferrailler même, démontrer en tous les instants, sous tous ses aspects écologiques, économiques et sociaux, et ce inlassablement, que la construction des Pyrénées ne se ferait pas par le prisme de l'ours. Si nous n'avons pas encore gagné la bataille, si par, inadvertance, d'autres lâchers d'ours voyaient le jour, nous ne cesserons jamais de prouver le bien fondé de nos arguments.

C'est avec serénité que nous abordons la 3ème phase ( 1996 – 2006- 2010 ) de ce combat car nous avons réussi à unir des forces avec une même vision sur l'avenir de nos territoires.

De vallées à vallées, françaises et espagnoles, nous nous sommes reconnus ; de métiers à métiers, nous nous sommes parlés ; de loisirs à loisirs, nous nous sommes acceptés. Nous contribuerons, les uns avec les autres, à élaborer les grandes lignes du développement durable ou « sostenible »( terme utilisé par nos voisins espagnols) des Pyrénées en dehors du leurre qu'est l'implantation de l'ours.

 

 

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