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Mon cadavre sera piégé

Emmanuel Matte

Tarbes - Théâtre des Nouveautés

Emmanuel Matte joue avec l'univers de Desproges

24/01/08 : Emmanuel Matte dans Mon cadavre sera piégé, photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
24/01/08 : Emmanuel Matte dans Mon cadavre sera piégé, photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Mon cadavre sera piégé
Vingt ans après sa mort, le fantôme de Pierre Desproges plane encore, toujours aussi vif et acide. Son évocation suffit pour dissuader qui que ce soit de prendre le risque de jouer ses textes. Qui pourrait oser monter un One man show, sans risquer la comparaison avec le maître ? Une véritable gageure ! Pourtant il y a matière, et ce serait bien dommage de laisser tout ce patrimoine s'endormir. C'est bien l'avis d'Hélène Desproges.
Deux jeunes comédiens, ont décidé de relever le défi : faire vivre ces textes et leur permettre de montrer tout ce qu'ils peuvent contenir. Pour cela, ils ont construit un texte Julia Vidit qui assure la mise en scène explique "Nous avons construit le montage des textes en respectant la diversité des sujets abordés par son auteur, tout en visant une logique : suivre le raisonnement d’un homme et que ce raisonnement se construise au présent, en direct, sans noirs, sans faire une enfilade de sketchs, tout en conservant un rapport au public et au monde très concret". ll reste à Emmanuel Matte de donner le texte sur scène.
Il est seul sur scène, entrant et sortant d'une cellule en verre dont le rôle n'est pas très identifié. Le texte donne aux mots de Desproges une construction très théâtrale. C'est bien à un spectacle qu'on assiste et non pas une - inévitable pale - copie du maître. Toute la noirceur, toute l'acidité est présente. "J’ai été frappé dès ma naissance de misanthropie galopante. Je fais même de l’auto- misanthropie : je me fais horreur. Je me hais. Je vous hais, je hais toute l’humanité. Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien". Tout cela parait bien actuel...

/ Bigorre.org