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Vendredi 28 mai 2010

Arno

La Gespe, scène de musiques actuelles, Tarbes

Le bazar d'Arno à La Gespe

28/05/10 : Arno   , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
28/05/10 : Arno , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Arno fait sans aucun doute partie de ces artistes qui ont besoin de la scène pour exprimer toute leur envergure. Dès son entrée, avec son allure à la fois brute et fragile, son incontestable présence séduit le public. Avec un titre comme « Brussld », on entre immédiatement dans le vif avec cet incroyable Tour de Babel musicale et linguistique. « J’ai pas de frontière dans la musique. J’aime toutes sortes de musique, j’essaye plein de trucs. Et… une vache elle donne du lait pas du champagne. Je mélange plein de choses. C’est la même chose avec des langues. Je peux faire des chansons en français, en anglais, en flamant, et dans cet album il y des influences d’arabe. Je parle pas l’arabe, mais je suis influencé par l’arabe parce que je vis dans une ville, Bruxelles, où on parle cinq langues et je suis influencé par ces gens, par leur culture. Et quand on dort avec un chien, on attrape ses puces. Tu vois le bazar ? »
Et oui, sur la scène de La Gespe, il ce voit bien le Bazar ! Une improbable association de rock, de blues, mâtiné d’une petite dose d’électro, qui dans les mains d’Arno trouve une étonnante cohésion. Et des « Putain Putain c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des européens » se mettent à prendre vie et à faire onduler le public. Et des « Quelqu’un à touché ma femme » qui rompent les distances. Un Arno qui se met à nu et qui ignore les limites. « Quand je suis sur une scène, mon corps et mon esprit devient un. C’est plus fort que moi-même, je suis en transe, et j’ai pas de limite. Je fais ca depuis quarante ans. C’est ma vie, c’est trop tard pour changer maintenant. Sans la musique, je peux pas vivre, c’est ma thérapie. Ma musique et mes enfants. C’est une bonne thérapie, j’ai pas besoin de Prozac ! Quand je suis sur une scène, c’est ma liberté. Quand j’arrête de tourner, je tombe dans une dépression. Je suis accro à l’adrénaline. Tu vois le bazar ». La aussi on le voit bien. Un brin de folie et une bonne dose de Belgitude qui nous ont offert près de deux heures ébouriffantes. Un superbe concert qui aurait mérité le second rappel que le public espérait.

Stéphane Boularand Bigorre.org sur Twitter@bigorre_org