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Belfi

Tarbes - Maison des Associations - quai de l'Adour

Le Chirurgien Astral de Belfi à la MDA

14/12/10 : La batterie de Belfi   , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
14/12/10 : La batterie de Belfi , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Quand un personnage comme Belfi, pittoresque mentor de la scène musicale tarbaise, nous promet un événement, on peut le croire sur parole. L’homme aux sept vinyles, a du savoir faire en la matière ! Un « Chirurgien astral » annoncé pour vendredi prochaine à la MDA qui est encore entouré d’un certain mystère. Nous avons été à la rencontre de Belfi pour en savoir un peu plus…

Que pouvez-vous nous dire sur ce « Chirurgien astral » ?
C’est un Space-opera. C’est à ma connaissance un truc qui ne s’est jamais fait. Il y a eu des rock opéra comme Pretty things en 67 ou Tommy un peu après.
C’est quoi un space opera ?
Contrairement au rock-opera, il n’y a pas que du rock. Ca reprend pas mal de l’ambiance de mes précédents spectacles qui tournent autour d’histoires lunaires, de galaxies, l’espace et tout ca. On retrouve certains personnages de la « symphonie extra-urinaire » de l’année dernière qui reviennent comme Sklerijenn. Le space-opera c’est surtout un évènement, un spectacle que je crée pour une seule représentation. Le Chirurgien Astral, c’est la première et après ça ne se verra plus jamais.
L’affiche nous annonce mal de monde sur scène !
Il y a 21 invités de tous azimut. Il y a du beau monde ! Des metaleux, des punks, de la chanson française. Des gens avec lesquels je travaille régulièrement ou des nouveaux comme Xiaa qui à 16 ans. Le but est de se retrouver en famille, avec des gens qu’on apprécie. C’est vraiment essentiel pour moi : je préfère un gratteux qui ne sais pas vraiment jouer avec lequel j’ai des affinités, qu’un type qui met 50 000 notes à la minute et rien à coté. Le coté humain est pour moi incontournable. J’ai rassemblé des gens avec lequel c’est d’abord humainement possible et pour après se faire plaisir artistiquement.
A quoi peut-on s’attendre vendredi soir à la MDA ?
Un truc inattendu ! C’est plutôt pour les adultes, même si il n’y a rien de vulgaire, pas d’allusion ni au sexe ni aux religions. C’est une farce interactive, tant coté théâtre que musical. Il y a plein de possibilités. On peut laisser cours aux évènements, envisager plusieurs sorties. Je prends des artistes comme Audrey de la Naïade et je les sors de leur contexte pour faire des choses à des années lumière de ce qu’ils ont l’habitude de faire. Les gens vont voir ce qu’ils n’ont pas l’habitude de voir. Je ne cherche pas à plaire ou à déplaire, ça on ne maitrise pas, mais les gens repartent de mes spectacles avec des choses à raconter. Ils ont vu, entendu, vécu quelque chose.
C’est un OVNI qui va se poser à la MDA ?
Non, ça c’est déjà fait ! en 1979, avec la « symphonie extra-urinaire » qui était le premier concert de musique électronique et planante qui se faisait en Hautes-Pyrénées, la police étaient arrivés au bout de 20 minutes de spectacle pour arrêter tout ça. Pas parce qu’on faisait trop de bruit, on n’avait pas assez de matériel pour ça. Les flics nous ont finalement dit que c’était parce que les voisins commençaient à avoir peur. Ils ont cru que les Martiens débarquaient à la MDA !

Propos recueillis par

/ Bigorre.org

Avec Nathalie Carmouze & David Lévy, Zohra M, Xiaa, Roocky, David Ren Kholhaas, Marcel Cazentre, Olivier Hernandez, Éric Paquet, Audrey Castéran, Stephane Blanc, Stéphane Domengès, Diéval, Pascal Soubies, Roland Abadie & Sophie Barros, Petie Elfe Sandra, Barbiche, Christelle & Jean-Luc Bousqué
Vendredi 17 à partir de 20h à la MDA, quai de l’Adour. Libre participation.