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jeudi 16 février 2012

Elections Présidentielles

Hervé Morin renonce a être candidat

Hervé Morin
Hervé Morin

C'est sans surprise qu'Hervé Morin, président du Nouveau Centre, annonce sur son site web et dans une interview à paraitre dans le Figaro Magazine, qu'il renonce à être candidat aux présidentielles de 2012. "J’ai décidé de retirer ma candidature à l’élection présidentielle " déclare-t-il d'emblée. Celui qui n'arrivait pas à décoller dans les sondages tire les conclusions attendues de ce piètre score. "Je n’ai pas réussi à créer une dynamique électorale suffisante et j’en assume totalement la responsabilité". C'est aussi sans surprise qu'il se rallie à Nicolas Sarkozy qui vient à peine de se déclarer candidat. "Notre choix est clair. Notre parti est au centre et nos alliances sont à droite, historiquement et philosophiquement. Nous ne voulons ni de l’ambigüité de François Bayrou, ni de l’archaïsme du projet socialiste. Nous voulons que nos valeurs soient portées et respectées. C’est pourquoi j’apporterai mon soutien à Nicolas Sarkozy. J’avais d’ailleurs indiqué, lorsque j’étais candidat, que je lui aurais apporté mon soutien au second tour." Les principaux candidats à la présidentielle du printemps prochain sont donc désormais connus.

Stéphane Boularand Bigorre.org sur Twitter@bigorre_org

Lettre d’Hervé Morin aux militants et aux sympathisants du Nouveau Centre
Chers amis,

J’ai décidé de retirer ma candidature à l’élection présidentielle. A cet instant, je pense d’abord aux milliers d’entre vous qui avez souhaité cette candidature et qui l’avez, dés l’origine, soutenu de toutes vos forces.
Je sais votre déception. Elle est à la hauteur des espérances qui étaient les nôtres et de l’enthousiasme que vous m’avez témoigné pendant ces trois mois de campagne lors de chacun de mes déplacements.
Cette décision est sage, je le crois. Je n’ai pas réussi à créer une dynamique électorale suffisante et j’en assume totalement la responsabilité. Je n’ai pas l’habitude de m’abriter derrière de fausses raisons ou de faux ennemis.
Quand j’ai pris la décision d’être candidat en novembre dernier, je savais les difficultés qui se dresseraient devant moi. Jamais peut-être un contexte électoral n’a été aussi difficile pour les candidats, et en particulier pour ceux qui n’appartiennent pas aux deux principaux partis en compétition. Crise économique, explosion de la dette publique, peur du déclin collectif : tout concourt à laminer les nouvelles idées et les nouveaux candidats. D’autant que l’inégalité considérable de traitement médiatique entre les candidats rend difficile l’expression de son projet.
J’ai pensé, et je pense toujours, que nous ne pouvions pas demeurer absents de cette campagne. Congrès après congrès, conseil national après conseil national, motion après motion, vous aviez massivement exprimé le souhait d’une candidature centriste. Et c’est d’abord, cette volonté collective que j’ ai voulu porter en m’engageant dans ce combat. Nous avions longuement élaboré un projet –notre projet. Devions-nous le laisser en déshérence ou devions-nous essayer de le porter nous-mêmes ?
Plusieurs de nos idées ont fini par s’imposer dans le débat – la règle d’or, la TVA emploi, l’accroissement du temps de travail – mais notre poids politique était trop faible pour en revendiquer la paternité auprès des Français.
Cette campagne a-t-elle été inutile voire néfaste pour notre parti ? Je ne le crois pas et j’ai même la certitude contraire, mais c’est à vous d’en juger. Elle a permis d’affirmer l’existence de notre formation, d’en porter le projet et de prendre date pour les échéances et les débats à venir. Les sondages électoraux sont une réalité incontestable mais ils ne traduisent pas les milliers de personnes rencontrées et les millions d’auditeurs ou de téléspectateurs qui grâce à cette campagne ont pu mieux connaître notre parti et ses élus. Les trois mois de campagne ont constitué un formidable investissement pour le futur de notre formation. Nous avons gagné en notoriété, en reconnaissance, et nous savons que ce capital se traduira demain en succès électoraux.
Le temps est donc maintenant venu de choisir le candidat qui portera le mieux nos convictions et notre projet.
Notre choix est clair. Notre parti est au centre et nos alliances sont à droite, historiquement et philosophiquement. Nous ne voulons ni de l’ambigüité de François Bayrou, ni de l’archaïsme du projet socialiste. Nous voulons que nos valeurs soient portées et respectées. C’est pourquoi j’apporterai mon soutien à Nicolas Sarkozy. J’avais d’ailleurs indiqué, lorsque j’étais candidat, que je lui aurais apporté mon soutien au second tour.
Le temps du dialogue avec nos partenaires doit donc maintenant succéder à celui de l’expression individuelle et aboutir à la coalition qui demain gouvernera notre pays. Nous devons proposer une coalition pour éviter les erreurs de l’exécutif, tempérer les excès d’une partie de l’UMP et, surtout, pour produire une dynamique politique au service de la croissance et de l’emploi.
Le projet que nous avons construit tous ensemble au cours des derniers mois sera notre référence au moment de s’engager dans l’élaboration de ce contrat majoritaire. Le retour à l’équilibre budgétaire, la marche vers une Europe fédérale, la justice sociale et la promotion des classes moyennes, le soutien à l’entreprise et aux entrepreneurs, la transformation de notre système éducatif constitueront le socle de nos propositions.
C’est la reconstruction de notre famille politique engagée en 2007 qui se poursuit aujourd’hui. Réunir la famille centriste autour de nos valeurs, être plus que jamais un parti de propositions innovantes au service des Français, disposer pour les cinq années à venir de groupes parlementaires capables de peser réellement dans la majorité. Nous poursuivrons notre chemin sans craindre un nécessaire débat interne et au contraire en le développant.
Mes chers amis, sachez que mon enthousiasme et ma détermination sont intacts. Je continuerai à me battre de toutes mes forces pour que notre parti poursuive sa croissance et pour qu’un jour notre pays puisse avoir à nouveau pour le diriger un président de la République issu de notre famille de centre-droit.
Hervé MORIN