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Samedi 24 août 2013

Festival de Théâtre de Rue d'Aurillac

Adishatz

Jonathan Capdevielle

Aurillac

Jonathan Capdevielle raconte son adolescence tarbaise à Aurillac

24/08/13 : Jonathan Capdevielle   , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
24/08/13 : Jonathan Capdevielle , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Après le festival d’Avignon, Tarbes et les quatre coins de la planète, Jonathan Capdevielle était au festival de théâtre de rue d’Aurillac avec « Jerk » de Gisèle Vienne et son « Adishatz », qu’il a écrit à partir de son adolescence tarbaise. L’occasion de lui poser quelques questions sur la perception qu’a le public de ce spectacle profondément ancré en Hautes-Pyrénées.
Est-ce que tous les publics reçoivent votre Adishatz avec l’enthousiasme qu’on a pu entendre hier soir au théâtre d’Aurillac ?
Au Japon, au Chili ou en Italie ou j’ai joué ce spectacle, c’est difficile de savoir. Mais ce qui les rattache à mon histoire, c’est toutes ces chansons populaires comme Madonna, mais aussi les chansons paillardes car elles existent dans toutes les traditions. La conversation avec mon père trouve aussi un écho dans des pays comme le Chili ou la relation à la famille est très forte. Et la boite de nuit renvoie à une adolescence un peu chaotique qu’on peut avoir parfois. Autant de lien avec les spectateurs que je perçois, quelles que soient la culture ou la langue.
Est-ce une histoire très datée et locale ?
Oui d’une certaine façon puisqu’il y a ce que j’ai vécu à Tarbes, mais ça nous parle aussi de quelque chose de très universelles, l’attachement à la famille, à une région, à l’endroit où on est né, à son identité, l’ambivalence aussi. Des thèmes qui ne sont jamais périmés !
Comment évolue cet Adishatz ?
Ce n’est pas un spectacle figé. C’est un outil que je fais évoluer selon les endroits, l’ambiance que j’ai envie de créer. Je fais varier la dramaturgie, je rajoute des chansons comme hier soir le Papaoutai de Stromae qui trouve un écho dans la relation avec mon père.
Les chants pyrénéens qui terminent le spectacle sont un solde de tous comptes avec cette adolescence tarbaise ou une marque d’attachement ?
C’est vraiment un attachement. J’ai eu ce chant tout le temps dans les oreilles quand j’étais à Tarbes. Après les matchs de rugby, en famille, quand les gens étaient éméchés, mon père parfois se mettait à chanter des chants pyrénéens. Je règle un peu mes comptes avec cette adolescence, je mets de la distance, mais c’est quand même une véritable déclaration d’amour. J’y mets beaucoup d’amour et d’authenticité.
Propos recueillis par

Stéphane Boularand Bigorre.org sur Twitter@bigorre_org