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Vendredi 6 décembre 2013

Angélica Liddell

Le Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées, Ibos

La rage créative d’Angelica Liddell

Todo el cielo sobre la tierra (el sindrome de Wendy)   , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
Todo el cielo sobre la tierra (el sindrome de Wendy) , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Il y a deux ans déjà son « Maldito sea el hombre que confía en el hombre » en ouverture de la collection d’hiver avait montré combien la rage créative d’Angelica Liddell pouvait être un terreau riche d’où pouvait sortir des images d’une incroyable puissance. Le « Todo el cielo sobre la tierra (el sindrome de Wendy) » qu’elle a présenté vendredi et samedi au Parvis, à peine cinq mois après le festival d’Avignon, est dans la même veine. Deux heures et demie de spectacle pour nous parler d’elle, de son malaise. « Un jour, j'ai compris que ce que je ressentais avait un nom, le syndrome de Wendy, en référence au personnage féminin dans Peter Pan. Dans mon cas, il est associé à la perte de la jeunesse, quand ce que vous aimez commence à disparaître et vous plonge dans la solitude ».
Elle fracasse aussitôt la douce image de Wendy en faisant le parallèle entre Neverland, l’ile de Peter Pan, et Utoya, celle ou Anders Breivik a assassiné en 2011 soixante-neuf adolescents. La suite n’est que rage autour d’un tas de terre en forme de tombe au milieu de la scène. Mais ce n’est pas un rage qui reste stérile, plutôt une rage créative qui trouve une forme qui rassemble théâtre, danse et poésie pour porter son expression au-delà du déversement bileux contre tout ce qui alimente l’illusion, un espoir qui sera inévitablement déçu. Romain Gary écrivait que l’amour d’une mère était une promesse que la vie n’allait pas tenir. Angelica Liddell va plus loin en vomissant toute ces formes d’amour et de don de soi. Un spectacle qui résonne comme un manifeste entre surréalisme et introspection, définitivement inclassable et inoubliable.

Stéphane Boularand Bigorre.org sur Twitter@bigorre_org


création Festival d'Avignon 2013
avec Fabián Augusto Gómez Bohórquez, Xie Guinü, Lola Jiménez, Jenny Kaatz, Angélica Liddell, Sindo Puche, Zhang Qiwen, Maxime Trousset, Saite Ye, Xue Ying Dong Wu (pipa chinois) et les musiciens de l’Ensemble Musical PHACE
collaboration musicale et orchestration Hong Dae Sung, Jung Hyung Soo, Sok Seung Hui
assistanat à l’administration de Cho Young Wuk Lee Ji Yeon
traduction Christilla Vasserot
traduction mandarin Saite Ye
lumière Carlos Marquerie
son Antonio Navarro
régie lumière Octavio Gómez
professeur de danse de salon Sergio Cardozo
tailleurs González
masque chinois Lidia G le petit paquebot
interprétation chinois-espagnol Saite Ye
direction technique Marc Bartoló
régie générale África Rodríguez
production et logistique Mamen Adeva
assistanat à la direction María José F. Aliste
production éxecutive Gumersindo Puche