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jeudi 26 février 2015

Miossec

Le Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées, Ibos

Miossec "Il y en a qui tenaient un crayon, nous avons une guitare ou une batterie"

Christophe Missec Photo Christophe Acker
Christophe Missec Photo Christophe Acker

Après Dominique A, Arthur H, un peu avant Thomas Fersen, c’est une figure de ce qu’on appelait « la nouvelle scène française » au milieu des années 90 qui vient à Tarbes. Vingt années de carrière qui ont permis à Christophe Miossec de buriner un peu plus sa voix grave pour livrer du fond de son repère finistérien un dernier album « Ici-bas, ici-même » qu’il portera sur la scène du Parvis vendredi prochain. En attendant le concert il a répondu à nos questions…

Vous dites voir fait ce disque "comme un couillon avec ma guitare et trois fois rien au clavier" dans votre maison du Finistère. Est-ce dans l'instantané que vous exprimez le mieux ?
C’est une phrase qui a été prélevée dans une conversation. En fait il y a beaucoup de travail derrière cet album. Quand Albin de la Simone et Jean-Baptiste Brunhes sont arrivés chez moi, j’avais déjà les chansons prêtes et on s’est mis à trois au travail, à la maison car je revendique de pouvoir faire les choses au pays, sans avoir à passer par Paris. Avec les moyens actuels ont peut échapper au fait que tout soit centralisé !

Vous avez beaucoup écrit pour d'autres ces dernières années. Ça vous donne plus de plaisir que la scène ?
Le plaisir de trouver une chanson pour quelqu’un, c’est génial. Comme celui d’être dans la salle et d’entendre Stephan Eicher ou Johnny chanter un texte qu’on a écrit. Ca remet dans une position d’artisan, et pas de chanteur de variété avec tout ce que ça peut comporter d’horrible ! Mais la scène est aussi du plaisir. Ca a été 18 ans de douleur, mais depuis 2 ou 3 ans c’est une véritable jubilation. J’ai découvert récemment à me sentir bien après un concert, à trouver qu’on a été cohérent, qu’on a donné de la joie, qu’on a une utilité sociale. Surtout actuellement. Il y en a qui tenaient un crayon, nous avons une guitare ou une batterie.

Il y a beaucoup de villes moyennes dans votre tournée. Vous aimez particulièrement ces villes à taille humaine ?
On a fait les grandes villes à l’automne. Mais c’est vrai que j’aime les villes moyennes, comme Brest. C’est des villes qui s’appréhendent rapidement, c’est fabuleux ! Il suffit d’aller au centre-ville pour en ressentir la pulsation. Et en plus, venir à Tarbes est assez particulier car c’est retrouver le coin de mon grand frère qui est installé ici !

Propos recueillis par

Stéphane Boularand Bigorre.org sur Twitter@bigorre_org

Vendredi à 20h30 au Parvis. Informations sur www.parvis.net et au 05 62 90 08 55