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Samedi 28 mars 2015

Cali

La Gespe, scène de musiques actuelles, Tarbes

Cali : j’ai envie de donner l’impression d’être dans un stade avec 60000 personnes

Cali, photo Yann Orhan, photo de Yann Orhan
Cali, photo Yann Orhan, photo de Yann Orhan

A quelques semaines de son passage par le Zénith à Pari, Cali sera à La Gespe mercredi soir pour présenter son dernier album « L’age d’or ». Il suffit de l’avoir déjà vu sur scène pour être convaincu que c’est un concert à ne faut rater sous aucun prétexte l En attendant nous avons posé à Cali quelques questions.

Dans ce dernier album, vous donnez la place belle à une chanson marquée par votre intimité, vos enfants comme votre fille coco qui est en duo et sur la pochette de l'album, à vos parents aussi. Est-ce le plus personnel de vos albums ?
Tous mes albums sont très personnels. Le premier c’était une rupture. Celui-ci est plus tourné vers ma famille. Je parle de maman, de mes enfants. Oui c’est vrai, c’est le plus intime. Et sur scène tout ça m’accompagne avec des photos qui me permettent de les avoir avec moi, de partager ce moment de grâce que je vis sur scène.

Vous empruntez le titre à une chanson de Léo Ferré que vous reprenez à la fin de l'album. Est-ce une référence vers laquelle vous avez envie d'évoluer ?
C’est sûr que c’est le plus haut, le plus intouchable et inatteignable. Evidemment c’est une référence, c’est une influence et j’ai envie de dire que je viens de là. C’est ce qui me fait rire, me fait pleurer, me touche. Et L’Age d’Or, c’est la chanson la plus lumineuse de son répertoire, celle qui va vers l’avenir, qui est absolument positive. C’est ce que je voulais dire dans ce disque qui se termine avec cette chanson.

Vos textes qui dans albums précédents jetaient souvent un regard inquiet sur l'avenir sont ici plus optimistes. Le temps d'une certaine sérénité qui est venue ?
Je me pose, j’ai 46 ans, j’ai trois enfants, un bébé de deux ans. Je me dis c’est dingue, c’est juste magnifique. Je suis sur la route avec mes amis, et j’ai ma famille, mes trois enfants qui vont bien. Même s’il y a toujours des moments difficiles, quand on s’arrête et on voit que ce n’est pas si sombre devant. Il faut aller chercher la lumière. C’est aux jeunes de creuser leur sillon. Ça va être beau, ça va être bien. On doit leur dire ça et pas les plomber à l’orée de leur vie.

Ce n’est donc pas la nostalgie d’un âge d’or ?
Non, je ne regrette pas la passé. C’est une nostalgie heureuse, je rends hommage à tout ce qui m’a construit. Je dis merci au village, à Roger Couderc, à Albaladejo de m’avoir donné envie de faire du rugby, au premier baiser que j’ai reçu dans mon village. Je dis merci à plein de choses, à ce qui m’a donné de goût de la vie. Et aujourd’hui, je dis à mes enfants que toutes les bêtises ou les choses positives doivent rester gravées au fond du ventre et ça fera des souvenirs incroyables.

Vous chantez dans le dernier album qu'à partir d'un certain âge on a plus de raisons de pleurer que de rire comme en 2003 vous parliez de vos 32 ans et de votre corps usé. Les années qui passent vous font peur ?
Ben oui. Dans le dernier album même si je dis qu’à partir d’un certain âge on a plus raison de pleurer que de rire, mais un peu plus loin j’ajoute que si on m’avait dit ça à un certain âge, je ne l’aurais pas écouté. Dans Tout va bien c’est sombre du début à la fin. La ça démarre en bas, ça arrive et ça sort la tête de l’eau à la fin !

Vous donnez beaucoup sur scène. Est-ce pour vous une nécessité, comme disait Guynemer « Quand on n’a pas tout donné, on n’a rien donné » ?
J’adore cette phrase, c’est exactement ça. De toute manière ça vient du rugby. Quand on rentrait au vestiaire on était épuisé, on était cabossés, mais avec le sentiment du devoir accompli. Et la c’est pareil. Il y a des gens qui payent leur billet, on n’a pas le droit de s’économiser une seconde.

Est-ce que vous aimez les salles à taille humaine comme les presque 1000 places de La Gespe ou vous préférez les grandes salles comme le Zénith à Paris ou vous serez en mai ?
J’aime toutes les configurations. Dans les petites salles, j’ai envie de donner l’impression d’être dans un stade avec 60000 personnes. Et dans des salles plus grandes, l’impression de jouer devant 10 personnes. A Tarbes on sera moins loin que dans un Zénith. Le rapport avec le public pourra être encore plus proche, qu’après le concert ce sera comme en famille, on pourra se serrer fort et se trouver.

Propos recueillis par

Stéphane Boularand Bigorre.org sur Twitter@bigorre_org


Mercredi à 21h à La Gespe. Réservation à La Gespe, à l’Office de tourisme et sur le réseau digitick. Tarif 27€/25€/23€. Infos sur www.lagespe.com