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Le Pic d'OrCali

Cali, parrain du Pic d’Or présente son premier roman

Cali, photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Cali, photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

A l'occasion du Pic d’Or, le parrain de cette édition 2018 Cali vient à la rencontre du public avec son premier roman qu’il a dédicacé à a librairie Leclerc. L’occasion de lui poser quelques questions sur son livre.

Est-ce un besoin de passer de la chanson à autre chose ?

Le livre est venu d’une rencontre avec une dame qui me disait qu’elle aimait bien les chansons ou je parlais de on enfance mais qui avait envie d’aller au-delà des 3 minutes. Ca m’a titillé et je commencé à écrire en partant du seul souvenir que j’ai de ma maman, sa mort, son enterrement tatoué au fond de moi. J’ai été privé de ça, j’étais dans une chambre noire avec les volets mal fermés. J’ai vu un cortège passer, c’était ma famille. Je suis parti de la et j’ai écrit les huit mois qui ont suivi. J’ai su que c’était le démarrage et c’était aussi le point final. Le roman n’était pas prémédité, j’ai juste besoin de vivre.

Vous ouvrez le livre avec une citation de Romain Gary qui a raconté avec la promesse de l’aube combiens l’amour d’une mère pouvait être difficile à porter. Est-ce que l’amour d’une mère disparue vous a davantage porté ?

Je parle régulièrement à des personnes d’un certain âge qui viennent de perdre leur maman. Et le désastre est aussi fort. La seule chose est l’accompagnement. Ma maman elle est avec moi tous les jours, mais je l’ai perdue à 6 ans, donc l’accompagnement je ne l’ai pas eu et c’est ce qui m’a manqué, qui me manque toute la vie et je suis persuadé que ce que je fais vient de la. J’en ai discuté avec Monsieur Cyrulnik, ça vient la, de crier ce besoin d’amour. Si ma maman avait été là, je n’aurais surement pas fait ce job. Là j’étais tout seul.

Sur scène vous échangez beaucoup avec le public. L’écriture n’est pas frustrante dans la relation avec le public ?

Sur scène la pudeur ne fait pas partie de mon dictionnaire, j’ai besoin de dire des choses car je sais qu’à l’échelle de l’éternité on n’est rien du tout. On vit, on meurt, on dit je t’aime, on va se serrer dans les bras. Et pour moi il ne faut pas mettre de mur et aller vers les gens sans réserve. L’écriture ce que j’ai trouvé génial, c’est qu’on peut dire ce qu’on veut. Dans ce livre j’ai 6 ans. Et à 6 ans on peut tout dire, même des secrets de familles, des trucs qui n’étaient jamais sortis que j’ai balancé car un enfant il dit ce qu’il veut dire. C’est génial. Là je m’amuse à écrire quelque chose d’autre parce que ça m’a fait du bien d’écrire le premier. Je ne sais pas si je vais le monter, j’écris sur une période ou on découvre la vie, à l’orée de l’âge d’homme.

Mais vous vous intéressez toujours à la chanson en parrainant le Pic d’Or et les artistes émergents ?

Je soutiens beaucoup des jeunes artistes. Je soutiens par exemple d’un artiste dont à n’a pas encore parlé. Il s’appelle Xaméléo, il a 19 ans et il vient de Tours. J’ai été subjugué par ce gars la. Je ne suis pas producteur, mais je peux frapper à des portes pour lui, l’aider à faire des choses. Je trouve génial le Pic d’Or qui va à la découverte de jeunes qui répètent dans des lieux improbables comme on l’a tous fait pour leur donner la parole, la chance et allumer un feu avec ça. Il faut le faire car les gros labels qui avaient ce rôle d’aller fureter ne le font plus assez. Le pic d’Or le fait, d’autres aussi. Mais je suis très fier du Pic d’Or car il a un rayonnement national, on en parle partout, on sait d’où ça vient grâce à des groupes comme Radio Elvis qui ont des Victoires après. Et ce sont eux maintenant les vrais découvreurs.

Propos recueillis

Par / ©Bigorre.org / article vu 392 fois