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Politique culturelle : Elections Législatives

Nous avons interrogé Henri Lourdou () qui candidate aux Elections Législatives sur son projet de politique culturelle.

Questions aux candidats aux Elections Législatives

Nous proposons aux candidats aux législatives pour les trois circonscriptions des Hautes-Pyrénées de réagir sur ce thème.

  • Quel budget souhaitez vous donner au Ministère de la Culture ?
  • Comment souhaitez vous développer la culture dans « les régions » ?
  • Quel statut souhaitez vous donner aux intermittents du spectacle ?
  • Quelle réglementation pour encadrer le téléchargement de musique sur Internet ?
  • Comment favoriser l’accès à la culture pour tous ?

Réponse de Henri Lourdou ()

Mardi 5 juin 2007

"je n'ai ni directeur de campagne, ni équipe de têtes d'oeuf pour répondre à toutes les questions. Je me contenterai donc de formuler quelques remarques spontanées.
Ce qui me frappe dans la société actuelle, c'est l'augmentation des distances culturelles, alors que l'enseignement s'est massifié et la communication aussi : tout se passe comme si l'augmentation de l'offre culturelle accroissait la fragmentation. En réalité, le fond de l'affaire est la montée du consumérisme : on a assimilé baisse du coût des produits culturels et démocratisation de la culture. Il n'en est rien : le spectacle vivant est au coeur de cette contradiction. Il n'est pas anodin de constater que le conflit autour de l'indemnisation chômage des intermittents du spectacle n'a entraîné aucune solidarité massive des salariés. La plupart d'entre eux ne sont pas des habitués du spectacle vivant (trop cher et trop élitiste à leurs yeux) mais du "spectacle en boîte". Or ce sont eux, les salariés du régime général, qui financent, seuls, le régime spécial (annexes 8 et 10 de l'Unedic) d'indemnisation chômage des intermittents dont les allocataires augmentent de façon très rapide depuis 30 ans. D'où un certain ressentiment "anti-élitiste".
La démagogie de certains politiques qui font des promesses...sans parler de leur financement, n'arrange rien. Une vraie démocratisation de la culture suppose de remettre cette question à plat en faisant payer les vraies consommateurs de spectacle vivant. Ensuite on pourra discuter de la façon d'échapper à cette fragmentation des publics et à cette entreprise de lobotomisation qu'est devenue la télévision de masse."