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Politique culturelle : Elections Municipales

Gérard Trémège
Gérard Trémège

Nous avons interrogé Gérard Trémège () qui candidate aux Elections Municipales sur son projet de politique culturelle.

Questions aux candidats aux Elections Municipales

Nous avons sollicité les candidats sur deux thématiques :

Le regard sur la situation actuelle :

La Gespe, le Pari, les Théâtre des Nouveautés, les festivals, les musées, les aides aux associations culturelles, les animations, l’office de tourisme…

Leur projet culturel pour Tarbes :

quelles (r)évolutions tant au niveau artistique qu’économique, que comptez-vous faire dans ce domaine au long de votre mandat ?

Réponse de Gérard Trémège ()

Mardi 29 janvier 2008

La réponse d'Anne-Marie Argounès pour Gérard Trémège
interview le 29 janvier 2008
Le candidat Gérard Trémège a demandé à Anne-Marie Argounès, Maire adjointe à la culture de nous recevoir:
S B : Bonjour, vous faites partie de l’équipe municipale sortante. Quel bilan faites-vous de ces 6 années à la mairie de Tarbes ?
A-M A : De 2001 à 2007, nous avons réalisé de nombreux investissements en matière culturelle. D’abord au sein de Tarbes en Scène qui comprend La Gespe, Le Pari et le théâtre des Nouveautés.
La Gespe a été entièrement réhabilitée de l’extérieur et nous avons construit un studio d’enregistrement pour permettre aux groupes de jeunes de pouvoir enregistrer des CD.
Ensuite il y a le Pari. C’est quelque chose qui nous tenait particulièrement à cœur puisque ça faisait partie du projet du candidat Gérard Trémège. C’était une friche en plein centre ville, un vieux cinéma. On l’a racheté, on l’a réhabilité et on en a fait un lieu de résidence unique en Midi-Pyrénées. On le met à disposition des compagnies professionnelles locales ou extérieures qui souhaitent venir créer un spectacle- théâtre, danse, etc. à Tarbes. Pendant 3 semaines c’est les répétitions – dont une partie est publique – et ensuite il y a une semaine de représentations. Le lieu est mis à disposition gratuitement et les recettes sont pour les compagnies. Pendant cette période les compagnies doivent animer le lieu avec des expositions, des lectures par exemple. Plusieurs spectacles ont depuis été joués dans le département, à Toulouse, à Paris ou à Avignon.
Il reste le théâtre des Nouveautés qui est un cas particulier car il n’a pas de programmation propre.
Nous avons reconduit la convention avec Le Parvis de mise à disposition pour 90-100 dates par an. On a aussi une convention avec la FOL pour les spectacles jeune public. Et tout le mois de juin est prit par les galas de danse. Il ne reste pas beaucoup d’espace pour une programmation propre. On avait essayé avec un cycle d’opérettes, mais ça n’a pas bien marché. J’aimerais faire une programmation, mais ça n’est pas à l’ordre du jour. Par contre ce qui est à l’ordre du jour, c’est de refaire complètement l’intérieur : changer tous les fauteuils, revoir l’éclairage et repeindre l’intérieur. Ça c’est le projet de la prochaine mandature.
Pensez-vous que le prix des spectacles permette au plus grand nombre d’y accéder ?
Actuellement au Pari les spectacles sont à 12 €, 8 € si on achète le carnet « tout Pari » qui est valable toute la saison. Ce que l’on souhaite, c’est mettre en place une carte Accès à la culture pour les jeunes qui donnerait droit à des réductions très importantes.
La musique à Tarbes c’est d’abord La Gespe, mais c’est aussi d’autres sites comme le pub Le Celtic ou le bar L’Entre-Pote qui programment encore plus de groupes. Et puis il y a des collectifs très actifs.
La Gespe propose des concerts presque toutes les semaines qui rassemblent entre 500 et 800 jeunes. Ils accompagnent aussi les groupes locaux. Les autres sites sont privés. Ils n’ont jamais demandé à nous rencontrer. [NDLR Gérard Trémège a rencontré dernièrement les animateurs de groupes locaux au Celtic et il leur a proposé une collaboration étroite avec la SMAC la GESPE]. L’été, il y a des concerts place de Verdun et puis il y a la fête de la musique. Et dans un autre style, il y a les « rendez-vous au jardin Massey» pendant l’été.
Avez-vous des projets pour développer cet axe ?
Dans l’immédiat… non, on n’en a pas encore parlé.
Et pour les expositions ?
Actuellement nous avons le Carmel pour l’art contemporain. Depuis 2001, nous avons essayé de relever le niveau des exposants. On a eu Miro, Soulages, Calder, Braque. Nous essayons aussi de favoriser les artistes Bigourdans. On va poursuivre la réhabilitation du Carmel : on a déjà fait la chapelle, on va faire le jardin, dans l’esprit des jardin médiévaux des monastères. Il restera l’immeuble lui-même.
En 2010, le musée international des Hussard au jardin Massey devrait rouvrir. On a des coups de fils de partout, il n’y a que 3 ou 4 musées des Hussards en Europe. Ça a pris du retard, mais maintenant tous les crédits ont été votés. On a du revoir le projet car les subventions européennes sont passées de 1,5 M€ à 700 k€. En février/mars, on commence l’aménagement du bâtiment 103 du site du GIAT pour stocker les collections afin de pouvoir entamer les travaux début 2009. On va créer un service des musées, ce sera un musée moderne avec tout ce qu’il faut : vidéo, audio guide pour adapter la visite à tous les publics.
la maison natale du maréchal Foch va être rattachée au service des musées et nous allons reprendre le site du Haras que nous allons continuer à faire vivre.
On a aussi une politique d’acquisition d’œuvres d’art : il y avait eu le Toutain près du stade, le cheval devant le monocle, le poulain devant le Mairie. On a aussi refait le retable de l’église Saint-Jean. On va continuer à acquérir des œuvres pour la ville
Vous avez signé avec CGR un accord pour ouvrir un multiplexe sur le site du GIAT. Que vont devenir les salles du centre ville ?
C’est passé en conseil municipal. Quatre des salles du CGR actuel resteront gérées par CGR pour faire du cinéma d’art et d’essai. Les quatre autres salles sont rachetées par la mairie pour les mettre à disposition des compagnies théâtrales locales, qui on besoin d’espace pour répéter et faire des représentations. Plusieurs nous ont proposé de le faire vivre toute l’année. Et pas forcement que du théâtre : il peut y avoir du ballet, du chant, les chorales locales, toutes les activités des associations culturelles. Ces associations ont besoin le lieux, c’est une réponse
Que va-t-il se passer sur le site du GIAT ?
Il y a le projet du multiplex CGR. Le Parvis veut décentraliser son centre d’Art Contemporain sur le site du GIAT. Et nous souhaitons avoir un projet majeur sur ce site, un grand espace multiculturel pour des expositions, des installations, de grandes sculptures, pour y faire des conférences. On a aussi besoin d’un grand espace pour la danse, pour faire des concerts. Les bâtiments du GIAT sont immenses, ce sont des cathédrales ! Le bâtiment 103 servira de réserve et accueillera les archives municipales. Et le petit bâtiment avec le clocheton sera une maison des associations. Entre les deux, on aura une immense place arborée. Avec ce site, on a un grand espace. On pense qu’on mettra 15 ans pour l’aménager.
Quel bilan et perspectives pour les festivals ?
Equestria a énormément augmenté, notamment depuis que le festival est passé du Jardin Massey au Haras National. Tangueando c’est pareil, il y a de plus en plus de monde, beaucoup d’étrangers. Et puis il y a le festival de musique militaire, 5000 à 6000 personnes au Stade Trélut. Tangueando marche très bien, Equestria marche très bien ce sont des choses qu’il faut continuer à promouvoir.
Quelle a été l’évolution du budget alloué à la culture et des aides aux associations ?
C’est quelque chose qui a évolué énormément : de 2001 à 2007, les subventions aux associations a augmenté de 50%. Et le budget de la culture est de 7 M€, c’est presque 10% du budget de la ville, ce qui représente 150€ par habitant.
Est-ce que cette évolution va se poursuivre, ou jugez-vous désormais qu’il a atteint un niveau satisfaisant ?
Il va aller en augmentant. Si on se réfère à ce qui se fait ailleurs, c’est 12 à 13%.
Propos recueillis par Stéphane Boularand