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Miossec - La Gespe, scène de musiques actuelles (Tarbes)

Miossec : « on a envie de profiter des derniers moments de tournée »

Miossec, photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Miossec, photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Entre les balances et le concert à La Gespe, Miossec nous accordé une interview pour parler de son dernier album Les rescapés avec des titres comme « Pour » ou il chante sa vie en tournée, Pour l'asphalte, pour le camion, pour la sueur, pour la transpiration, pour tout ça.

Après avoir beaucoup tourné, vous revenez avec un nouvel album qui parle de votre vie en tournée. C’est central pour vous ?

Au fil des années, c’est devenu ma façon de vivre. En 25 ans, j’ai passé un temps fou en tournée parce que j’adore, autant la scène que la vie qui va avec comme des romanichels.

Un album comme Les rescapés est fini quand il est enregistré, quand il sort dans les bacs ou quand vous êtes sur scène ?

Sur scène, c’est la que tout commence en fait. Le disque est presque un prétexte pour aller faire de la scène. Et un disque est bon s’il tient bien sur scène. Il y a des choses qui sonnent bien en studio, mais qui ne devraient pas en sortir. C’est comme deux sports différents.

Vous abordez la scène dans un état d’esprit plus proche d’un Vincent Delerm ou d’un Arno ?

Culturellement d’un Arno. Vincent c’est de l’ordre des mots, Arno c’est plus un rapport physique à la musique. Vincent c’est de la musique de salon, Arno c’est de la musique de pub. Des fois j’ai l’impression d’avoir un pied au salon et un pied au pub !

C’est une situation inconfortable ?

Non, ca me convient bien. Un mélange de côté remuant très brutal et de choses plus délicates qui sont ciselées. C’est agréable de pouvoir se promener.

Vous alternez grandes scènes et petites scènes, c’est toujours la même intensité ?

Il n’y pas de petits concerts. C’est une raison d’être, si le concert est bon tout prend son sens. Sinon, ca s’écroule et on devient ridicule. Si on commence à considérer qu’il y a des grands et des petits concerts, c’est tout une façon de vivre qu’on fout en l’air. Je crois que c’est Arno qui m’a filé ça, on a toujours l’impression que tout peu s’écrouler.

Et comment vous abordez cette fin de tournée ?

La on arrive a la toute fin. Ca sera l’avant-dernier concert en métropole. On sera la Réunion la semaine prochaine. C’est un moment particulier : on a envie de profiter des derniers moments de tournée et on il y a une mélancolie que tout s’arrête. Ca peut être violent.

Propos recueillis par

Par / ©Bigorre.org / publié le