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Santé

"Quand ça va monter, ça ira très très vite" pour l'ARS Occitanie

La conférence de presse organisée à la préfecture de la région Occitanie a permis d'en savoir un peu plus sur le développement de l'épidémie de coronavirus COVID-19 et sur l'action des services de l'état. Pierre Ricordeau, Directeur de l'Agence Régionale de Santé Occitanie a fait un état de la situation qui dépasse les bilans quotidiens qui sont publiés. Un état qui commence par le constat que "l'Occitanie est touchée par l'épidémie avec un retard par rapport au Grand-Est, à la région Île de France et aux Hauts de France. Mais l'épidémie s'installe dans notre région" et que sa "progression est inéluctable". Une épidémie qui fait encore peu de vitimes en Occitanie - 5 décès au dernier bilan - mais le directeur de l'ARS Occitanie prévient que "l'épidémie commence doucement pour ensuite augmenter brutalement avec un doublement du nombre de cas toute les 72 heures". Le retard de l'épidémie en Occitanie nous est favorable car les mesures annoncée par Emmanuel Macron et renforcée par les annonces de Edouard Philippe "arrivent plus tôt dans le déroulé de la phase épidémique". De plus les acteurs du système médical régionale bénéficient de l’expérience de leurs homologues plus avancés dans l'épidémie de coronavirus COVID-19.

Une stratégie de lutte contre l'épidémie qui évolue

"L'enjeu est de ralentir et surtout d'étaler la progression de l'épidémie pour que le système médical soit en capacité d'accueillir les cas qui le nécessite". Le suivi de l'épidémie évolue aussi. Le directeur de l'ARS explique que "le test perd son intérêt quand le virus touche beaucoup de monde" et progressivement le comptage de cas confirmé va laissé la place à une évaluation épidémique comme elle se fait dans le cas de la grippe ou il n'y a pas de test. "On surveille particulièrement le nombre de personnes prises en charge en réanimation car c'est un indicateur du développement de l'épidémie mais aussi de la charge qu'elle représente pour notre système médical".

Les cas graves à l'hôpital les autres à la ville

Il expose la montée en puissance du système hospitalier qui est en première ligne pour la prise en charge des cas graves. "Il faut maintenant que le système hospitalier se concentre sur les cas qui nécessitent les services de réanimation. Quand ça va monter, ça ira très très vite et le travail actuel est de se préparer à cette augmentation pour concentrer les ressources. Tout ce qui n'st pas vital est reprogrammé". Le reste sera pris en charge par la médecine de ville. "On travaille avec la médecine de ville pour qu'elle puisse prendre en charge la plupart des contaminés sans mobiliser le 15 quand la gravité ne rend l'hospitalisation nécessaire". Il explique aussi qu'il faut aussi être particulièrement attentif à la protection des plus fragiles comme le service médico-social.

"Les soignants ont besoin que les Français les aident"

Les mesures d'isolements et les gestes barrière contribuent à ralentir et à retarder le développement de l'épidémie. Un temps qui est précieux car il permet au système médical de fonctionner en prenant en charges les cas graves les uns après les autres et pas tous au même moment. C'est précisément la que les Français peuvent montrer leur mobilisation collective.

Par / ©Bigorre.org / publié le

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