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Santé

Coronavirus COVID-19 : "tout est fait pour encaisser un choc potentiellement important" explique le Préfet des Hautes-Pyrénées

Après s'être rendu au Centre Hospitalier de Tarbes, le Préfet des Hautes-Pyrénées Brice Blondel a fait un point avec la presse sur la préparation à l'afflux de haut-pyrénéens contaminés au coronavirus. Je me suis rendu ce matin au Centre Hospitalier de Tarbes pour d'aller au contact - mais à distance respectueuse - des personnels soignant explique-t-il. D'abord pour leur adresser un message de soutien et de reconnaissance de leur engagement. Des professionnels sur lesquels toute la population compte pour faire face à une augmentation brutale et massive des cas de contamination au coronavirus. Le directeur de l'ARS expliquait jeudi que quand ça va monter, ça ira très très vite.

11 cas d'infection dont deux hospitalisations en Hautes-Pyrénées

Le préfet présente aussi le bilan de l'épidémie dans notre département. Il y a 11 cas dépistés positifs dans le département avec deux personnes hospitalisées, l'une dans un état sérieux sans que ses jours soient en danger et l'autre qui ne présente pas de symptôme particulier mais qui est en surveillance compte-tenu de son âge. Il y aussi heureusement des personnes guéries qui sont rentrées elles.

Les cas dépistés représenteront à terme qu'une faible proportion des cas d'infection

Mais maintenant que nous sommes entré en phase 3 le test de contamination au coronavirus COVID-19 n'est plus fait systématiquement. Ceux qui présentent les symptômes du coronavirus sans forme de gravités sont simplement confinés chez eux par un médecin de l'hôpital ou un médecin de ville, sans avoir effectué le test qui permettrait d'établir l'infection par coronavirus. C'est exactement la situation qui a eu lieu à Bordères et au Lycée Marie-Curie. Des cas dont on a parlé car ils ont lieu en milieu scolaire, mais des cas analogues dans un autre cadre seraient passés inaperçus. Le chiffre de 11 n'est pas le plus représentatif de la progression de l'épidémie sur le territoire. Malheureusement c'est le nombre de personnes hospitalisées en situation sérieuse et le nombre de décès qui sont les indicateurs les plus fiables. Les cas dépistés représenteront à terme qu'une faible proportion des cas d'infection.

Ce que j'ai vu est à la fois émouvant et rassurant

J'ai aussi voulu voir comment le Centre Hospitalier se prépare à un afflux potentiellement important de patient, en lien avec la médecine de ville et de l'ensemble de la structure hospitalière du département et de la région. Une coordination entre l'hôpital de Tarbes, les autres hôpitaux et la médecine de ville qui commence dès le premier contact. Avec le médecin traitant ou le 15 selon la gravité des symptômes qui vont diriger le patient vers l'hôpital ou le maintien à domicile avec la mise en place d'une surveillance par le médecin, par un infirmier ou en auto-surveillance. Ce que j'ai vu est à la fois émouvant et rassurant explique le Préfet quelques heures après sa visite. Les personnels sont la de façon continue, avec beaucoup d'énergie, beaucoup de passion, au contact avec de personnes dont on sait le caractère potentiellement contagieux. Au-delà de la passion il y a une organisation qui s'est déployée au cours des derniers jours. Et la médecine de ville a aussi son rôle avec notamment des centres médicaux qui seront ouverts à Tarbes et à Vic-en-Bigorre pour éviter que tous les infectées ne convergent vers l'hôpital.

Le Centre Hospitalier de Tarbes pendra en charge les cas les plus graves

Nous avons visité le tri qui sera fait dans une tente à l'entrée de l'hôpital pour orienter les personnes selon la gravité de leurs symptômes, le risque potentiel et leur situation. L'hôpital est en mode gestion de crise sanitaire avec des circuits pour séparer les flux de patients et accueillir chaque cas spécifiquement. Ceux qui sont porteurs du coronavirus et les autres cas que l'hôpital reçoit tout au long de l'année comme des accidentées, des poly-traumatisés, des femmes qui vont accoucher. Et un flux spécifique pour les enfants.

16 lits prêts pour accueillir les cas les plus graves

Toutes les opérations non urgentes ont été déprogrammées pour libérer les moyens matériels et humains et être prêts à accueillir les patients. Il y a aujourd'hui 16 lits qui ont été dégagés avec des appareils de réanimation pour prendre en charge les formes graves de patient atteint de coronavirus et une capacité à monter en charge à 20 lits, voire au-delà sous réserve de disposer du personnel nécessaire et des équipements de sécurité. Et il ajoute que la structure est opérationnelle et tout est fait pour encaisser un choc potentiellement important. Des propos rassurant dans un océan de signaux alarmants.

Par / ©Bigorre.org / publié le

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