Comment considérez-vous la relation entre Le Parvis et les Hautes-Pyrénées ?
L’institution que nous sommes fait qu’on est un peu le phare de la culture dans le département. C’est indéniable. Par le label de scène nationale, par nos structures, par la triple activité avec le cinéma, le centre d’art contemporain, On a une mission de service public et donc on doit s’adresser à tout le monde, les gens qui y vivent et les gens qui y produisent. Pour qu’on puisse remplir nos missions il ne faut pas oublier qu’en fait partie d’un écosystème culturel avec les artistes qui vivent sur le territoire, avec les structures culturelles qu’il y a partout que ce soit des services culturels municipaux, des associations comme les Maynats, Jazz à Luz, Traverse et beaucoup d’autres. Que c’est parce qu’ils sont là, c’est grâce à eux qu’on joue notre rôle de phare dans le département.
Comment se construisent ces relations ?
Ca a démarré peu de temps après que je sois arrivé. Avec la covid, en 2021 on était tous fermés et c’était la sinistrose absolue. J’ai appelé Valérie Lhuillier de Tarbes en scène, Bernard Cabarrou à la Maison du Savoir et Karine Peignaud de Jazz à Luz pour mettre nos réseaux en commun, pour retrouver les acteurs culturels du département et voir ce qu’on pouvait faire ensemble. Et on continue depuis. Des réunions informelles à 30 ou 40 qui aboutissent à des actions concrètes.
Quelle est la place des artistes locaux au Parvis ?
Au centre d’art on a en ce moment l’exposition « Déplacer les montagnes ». C’est 10 artistes qui sont dans les Hautes-Pyrénées. L’expo est superbe ! On n’a jamais eu autant de monde à un vernissage à part pour l’exposition des 50 ans. Les gens nous disent que c’est génial, que c’est super de faire ça, c’est une reconnaissance pour les artistes de chez nous. Mais ce n’est pas simplement la présentation d’artistes locaux, c’est aussi le travail de Magali Gentet de faire des choix avec la même exigence de qualité artistique qui va du local jusqu’à l’international. Pour moi c’est essentiel et je n’imagine pas travailler autrement.
Et sur la scène du Parvis ?
C’est pareil. Dans notre programmation il y a des artistes qui sont installés dans le département aux côtés d’artistes qui tournent à l’international comme Sharon Eyal ou Emma Dante. C’est cette palette-là qui nous intéresse avec toujours la même exigence artistique.
Et avec les structures locales ?
On coconstruit avec le local. Comme « La forêt » qui ouvre la saison est coprogrammé avec La Soulane et l’association Traverse. Comme le Fest-Nov qui est notre nouveau temps fort danse est une manifestation qui est construite et coprogrammée avec Dans6T de Bouziane Bouteldja, avec Traverse et avec La Soulane. On réfléchit ensemble à ce qu’on fait avec des spectacles qui ont lieu ici, à Tarbes et dans des lieux qui ne sont pas des lieux de spectacle. Même chose avec « Dark side of the rock » qui va associer une tête d’affiche comme Magma et des groupes locaux. On travaille avec Tarbes en scène, La Gespe, le Celtic Pub, Jazz Pyr et le Conservatoire Henri Duparc. Un maillage de partenaires qui nous aide à aller partout pour toucher un large public.





