« J’ai arrêté de croire en Dieu en même temps qu’au Père Noel et à la petite souris ! J’ai fait un package ! ». Le ton est donné, c’est avec une bonne dose d’ironie que Sophia Aram a décidé de faire sa Crise de foi au Parvis vendredi soir. Dès les premières minutes du spectacle elle passe de la burqa islamique à la coiffe de bonne sœur via la robe du rabbin. Les symboles, les mythes, les clichés, tout ce que les religions ont de plus pittoresque, qu’elle soit musulmane, catholique ou juives, est revisité avec pas mal de tendresse, une impitoyable acuité, une certaine acidité sur le mode de l’humour et de la dérision.
A l’opposé de l’humour raciste d’un Dieudonné, Sophia Aram nous offre un one woman show tout en finesse qui montre qu’on peut rire et faire rire des convictions religieuses, quelles que soit les croyances de chacun, même à quelques kilomètres de Lourdes. Un spectacle qui ouvre superbement cette nouvelle édition du festival Délits d’humour qui va se balader de Macha Makeïeff à Alfredo Arias en passant par Jos Houben ou le Maître Puntila et son valet Matti de Brecht jusqu’au 21 mars.
Artiste invité de la saison, Baptiste Amann était au Parvis cette semaine pour Lieux communs. Il sera de retour en mars pour la première de Sans suite [Un air de roman] qu’il a…
Lieux communs commence comme un polar pour révéler au fil du spectacle un propos lumineux sur la complexité des sentiments qui guident - ou pas - les individus.
Spectacle drôle, drôle de spectacle que After all Springville de Miet Warlop. Un univers baroque ou les images sont autant de briques qui permettent au spectateur de donner du sens à ce…