Comment êtes-vous devenue peintre ?
Ca pris du temps. Je dessine depuis que je suis petite, mais quand j’ai voulu m’orienter vers une école d’art après le bac, on m’a dit que j’avais un profil trop scientifique et pas assez littéraire pour ça. A ce moment-là, j’ai complètement arrêté le dessin et la peinture. J’ai fait des études techniques. En fait, c’est revenu plus tard. Il y a 8 ans, au décès de ma mère. j’avais besoin d’une échappatoire et je l’ai trouvée avec le dessin et la peinture. Je n’ai pas arrêté depuis. On me demande de plus en plus de tableaux et je me suis lancée. J’ai un site web, des réseaux sociaux et je me suis déclarée comme artiste professionnelle il y a trois ans. En gardant mon métier de cheffe de projet.
Sur votre site web, vous proposez de commander. Vous peignez sur commande ou vous vendez des œuvres qui existent déjà ?
Les deux. Je vais vendre des tableaux que je crée tout le long de l’année, mais c’est souvent plus des commandes que les gens vont me faire, des portraits de membres de la famille, des animaux auxquels ils sont attachés.
Dans ces portraits, c’est le regard qui vous intéresse ?
Oui, vraiment. Qu’il soit humain ou animal, le regard concentre beaucoup de chose. Je le peins en essayant de lui donner de l’intensité, pour qu’il transmette de l’émotion a celui qui le regarde. Je vois cette émotion aussi dans le regard du spectateur face à une personne qui lui est proche ou face à un animal décédé qu’il affectionne. Je vois qu’il y a quelque chose dans le tableau qui leur donne de l’émotion, que ce soit de la joie ou un pincement au cœur. Et ça passe souvent par le regard.
Comment passez-vous du singe qui tire la langue à la panthère féroce ?
Ils correspondent chacun à ce que j’avais envie d’exprimer à ce moment-là. La panthère c’est une tension, une force intérieure, alors que le singe c’est plein d’humour et de dérision. Je peins ce que je ressens. Peindre c’est mon échappatoire. Quand je peins, je ne pense plus à rien et ça me délivre. Mais je veux aussi donner de la joie.
L’absence de couleur est aussi forte que la couleur ?
A la base j’étais beaucoup dans le noir et blanc avec juste une touche de couleur, bleue ou jaune souvent, dans les yeux pour intensifier le regard. De la couleur pour casser la monotonie du noir et blanc. Je fais aussi du dessin classique. Mais j’ai aussi des peintures très colorées, très dynamique dans un esprit pop art que j’aime beaucoup. Je peux passer des heures et des heures a passer des couches de rouge, de jaune ou de bleu pour obtenir des couleurs bien opaques sans aucune transparence.
Où peut-on voir vos œuvres ?
Sur mon site web, sur Instagram et Facebook, en cherchant Delphine R Création. Il y a aussi les expositions. J’avais une expo le mois dernier chez Angel Lover à Lourdes. En mars ce sera à la Chapelle de la persévérance, rue de Gontaut Biron à Pau. En juin ce sera aussi à Pau, au restaurant inter administratif rue Pierre Bonnard.
