Les stagiaires Machiavéliques de Laurent Gutmann au Parvis
Le prince de Machiavel mis en scène par Laurent Gutmann / photo Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
e texte du Prince n’a rien d’un spectacle, et encore moins d’une pièce de théâtre. Un traité politique en bonne et due forme écrit par Nicolas Machiavel au début du 16eme siècle comme une méthode pour prendre le pouvoir et le garder face à un bas peuple qui n’est animé que par ses intérêts immédiats et ses mouvements d’humeur. On n’en savoure que davantage la finesse et la pertinence du travail de Laurent Gutmann que le public tarbais a pu apprécier au Parvis jeudi et vendredi.
Le traité politique à destination des élites devient une formation pour trois apprentis princes dans une succession de mises en situation qui suivent les principes Machiavéliques. Une entrée décalée qui fait du texte de Machiavel une comédie qui fait souffler un vent nouveau sur l’austérité du texte écrit il y a cinq siècles. Une heure et demie d’un spectacle pleines d’humour grinçant et acide qui fait étinceler le regard froid de Machiavel sur les mécanismes de conquête du pouvoir et les moyens pas toujours louables de le conserver. Et comme le montre la mise en scène de Laurent Gutmann, il suffit de remplacer le carrosse d’époque par une demi-limousine et d’utiliser quelques slogans tout droit sortis de la dernière présidentielle pour souligner ce que le texte a de complètement intemporel. Particulièrement savoureux en cette période de campagne électorale !
D’après : Nicolas Machiavel
Mise en scène et scénographie : Laurent Gutmann
Avec : Thomas Blanchard, Luc-Antoine Diquéro, Maud Le Grévellec, Shady Nafar et Pitt Simon
lumières Gilles Gentner
Costumes : Axel Aust
Maquillages et perruques : Catherine de Saint Sever
Guest artist for the season, Baptiste Amann was at Le Parvis this week for Lieux communs. He will return in March for the premiere of Sans suite [Un air de roman], which he wrote.
Common Places begins like a thriller, but as the show progresses, it reveals a luminous commentary on the complexity of the feelings that guide - or do not - individuals.
Miet Warlop's After all Springville is a funny, strange show. A baroque universe where images are like building blocks that allow the viewer to make sense of what they see. Or not.