Accueil > Articles > Le récit bouleversé de Gisèle Vienne
English Espana Catalunya Euskadi portuguais Deutsch Italiano Vlaamse Réduire la taille du texte Aggrandir la taille du texte

Agenda Spectacles 575 News 498 Spectacles vus

Mardi 4 février 2014

Gisèle Vienne

Le Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées, Ibos

Le récit bouleversé de Gisèle Vienne

The pyre de Gisèle Vienne   , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
The pyre de Gisèle Vienne , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Dès le début du spectacle la voix de Denis Cooper annonce que The Pyre - le bucher en français- se décompose en trois parties. C’est avec la dernière partie que le spectacle débute avec trois quarts d’heure interprétée par Anja Röttgerkamp au centre d’un tunnel lumineux qui occupe la scène. Un long solo dansé qui part du corps replié sur lui-même pour partir dans une exploration que la chorégraphie de Gisèle Vienne contient dans un espace qui ne s’ouvre que sur la lumière artificielle qui surgit sur les parois du décor sur la musique synthétique du KTL de Stephen O’Malley et Peter Rehberg. Une conjonction de danse, de lumière et de musique qui nous envoie de ce bucher quelques fulgurances, des impressions de confinement, d’une grande tension, d’un trouble et d’une violence intime qui déborde du corps.
Dans la seconde partie un enfant vient rejoindre la danseuse. On commence à articuler ces impressions comme autant de fragments de la narration de ce spectacle. Peut-être la relation troublée entre une mère et son fils. On en restera la quand la lumière s’éteindra. Mais dans cette construction inversée il reste encore une première partie manquante. C’est avec le livre qui a été remis aux spectateurs qu’elle se construira. Certains choisissent les sièges du Parvis pour découvrir la pièce manquante du spectacle. Un texte de Denis Cooper qui éclaire avec une nébulosité savamment installée les deux parties qui le suivent logiquement et qui le précèdent chronologiquement. Une construction qui fait renvoie le spectateur à l’incertitude de la narration. Terriblement efficace.

Stéphane Boularand Bigorre.org sur Twitter@bigorre_org


Conception, mise en scène, chorégraphie et scénographie : Gisèle Vienne
Création musicale, interprétation et diffusion live : KTL [Stephen O’Malley et Peter Rehberg]
Texte : Dennis Cooper
Lumière : Patrick Riou
Stylisme et conception des costumes : José Enrique Ona Selfa
Création vidéo : Robin Kobrynski
Créé en collaboration avec et interprété par Anja Röttgerkamp et en alternance par Rose Mousselet, Lounès Pezet, Léon Rubbens et kamiel Van Looy
Collaboration artistique : Anne Mousselet