10/01/12 : Vivre dans le feu / photo Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
L’exercice était ambitieux. Porter à la scène les textes de Marina Tsvetaeva. La matière est là, dans ses lettres, son journal et ses poèmes. La matière est aussi dans la vie de cette poete russe du début du 20eme siècle qui va suivre les tumultes de l’histoire russe et qui finira par se suicider après 17 ans d’exil. La matière est la, mais il reste à en faire un spectacle. Un exercice difficile qui n’est pas sans rappeler les lettres à un jeune poète de Rilke interprété dans une mise en scène très sobre et superbement par Niels Arestrup.
Mais Natacha Régnier n’a pas l’intensité d’un Arestrup. Les lettres défilent, les poemes passent, et l’interprétation tourne toujours à vide. La mise en scène de Bérangère Jannelle a beau multiplier les effets, allant jusqu’à ériger Natacha Reigner au sommet d’un rocher en pleine tempête de neige, le spectacle ne fonctionne toujours pas. « Pour moi tous les mots sont trop petits. Et la démesure de mes mots n’est que la pale reflet de la démesure de mes sentiment » écrivait Marina Tsvetaeva. Rien de tout cela ne passe sur scène. Les mots peinent à porter leur sens et finissent par s’envoler sans laisser de trace. Il ne restera au bout d’une heure et demie de spectacle que de belles mais pauvres images.
Guest artist for the season, Baptiste Amann was at Le Parvis this week for Lieux communs. He will return in March for the premiere of Sans suite [Un air de roman], which he wrote.
Common Places begins like a thriller, but as the show progresses, it reveals a luminous commentary on the complexity of the feelings that guide - or do not - individuals.
Miet Warlop's After all Springville is a funny, strange show. A baroque universe where images are like building blocks that allow the viewer to make sense of what they see. Or not.