On a retrouvé toute la folie, la dérision et la précision des mises en scènes d’Omar Porras. On l’avait déjà vu à l’œuvre au Parvis dans Les Noces de Sang, dans El Don Juan et dans des incroyables Fourberies de Scapin aux couleurs acidulées il y a deux ans. C’est avec tous ces spectacles en mémoire qu’on découvrait l’univers de Frank Wedekind, chef de file de l’expressionniste allemand, dans lequel le metteur en scène colombien nous invitait mercredi et jeudi au Théâtre des Nouveautés. Un univers revisité avec une touche pleine de folie qui fait ressortir toute la farce et l'impertinence que recèle cet Eveil du printemps écrit à la fin du dix neuvième siècle.
Omar Porras a fait de cet Eveil du Printemps un spectacle plein d’un humour qui donne au trouble de ces adolescents allemand d’une autre époque, une dimension intemporelle et universelle de ces adultes en devenir coincés entre la pression sociale de l’école et la découverte des premières pulsions sexuelles. C’est parti pour un peu plus d’une heure et demie d’une grande farce menée à un rythme ébouriffant par neuf jeunes comédiens, sans occulter la portée du regard grinçant que l’auteur jette sur la complexité de la condition de ces adolescents. Du théâtre comme on en redemande !
D’après Frank Wedekind
Mise en scène et adaptation : Omar Porras
Traduction et adaptation : Marco Sabbatini
Interprétation : Sophie Botte, Olivia Dalric, Peggy Dias, Alexandre Ethève, Adrien Gygax, Paul Jeanson, Jeanne Pasquier, François Praud, Anna-Lena Strasse
Guest artist for the season, Baptiste Amann was at Le Parvis this week for Lieux communs. He will return in March for the premiere of Sans suite [Un air de roman], which he wrote.
Common Places begins like a thriller, but as the show progresses, it reveals a luminous commentary on the complexity of the feelings that guide - or do not - individuals.
Miet Warlop's After all Springville is a funny, strange show. A baroque universe where images are like building blocks that allow the viewer to make sense of what they see. Or not.