English Espana Catalunya Euskadi portuguais Deutsch Italiano Vlaamse Réduire la taille du texte Aggrandir la taille du texte

Agenda Spectacles 585 News 510 Spectacles vus

Vendredi 28 novembre 2014

Phèdre

Christophe Rauck / Racine

Le Parvis Scène Nationale Tarbes Pyrénées, Ibos

Un Phèdre tout en énergie au Parvis

Cécile Garcia-Fogel dans Phèdre   , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
Cécile Garcia-Fogel dans Phèdre , photo de Stéphane Boularand (c)Bigorre.org

Grande pièce du répertoire classique au Parvis vendredi et Samedi soir. Avec Phèdre de Racine, c’est un monument de la tragédie telle qu’on le concevait au 17ème siècle avec tout ce que ça comporte de contraintes de temps, d’espace, de lieu, sans oublier la bienséance que la pièce met très modestement à mal donnant la mort au personnage titre. Autant de règles issues de la tragédie grecque ou purement inventées par les théoriciens de l’époque comme l’abbé d'Aubignac ou Boileau. Quatre siècles plus tard, il reste un superbe texte, tout en alexandrins et un subtil mélange de mythologie et de suspens qui a traversé les siècles alors qu’on à fait voler en éclats ces règles si rigides. Aux metteurs en scène d’aujourd’hui à jouer avec ce que la pièce a de plus intemporel, comme Patrice Chéreau l’avait fait il y a une dizaine d’année avec Dominique Blanc dans le rôle de Phèdre.
C’est Christophe Rauck qu’on avait vu à l’œuvre avec le Couronnement de Poppée il y a deux ans, qui propose maintenant sa mise en scène. Il présente une vision de Phèdre tout en énergie qui joue avec les codes du classicisme pour en faire émerger ce que la pièce a de plus intemporel. Entre un amoncellement d’armures et une tapisserie de palais oriental, Cécile Garcia-Fogel interprète une Phèdre arrivée au point de rupture, entre la fragilité de son beau-fils Hippolyte joué par Pierre-François Garel et les excès de la rage tapageuse de son mari le roi Thésée incarné par Olivier Werner. Une approche qui se montre efficace même si elle ne donne pas toujours à l’écriture de Racine tout l’espace qu’elle mérite.

Stéphane Boularand Bigorre.org sur Twitter@bigorre_org


de Jean Racine
mise en scène Christophe Rauck
dramaturgie Leslie Six
scénographie Aurélie Thomas
costumes Coralie Sanvoisin
son David Geffard
lumière Olivier Oudiou
collaboration chorégraphique : Claire Richard
avec Camille Cobbi, Cécile Garcia Fogel, Flore Lefebvre des Noëttes, Nada Strancar, Pierre-François Garel, Julien Roy, Olivier Werner