Un Bourgeois Gentilhomme qui ouvre en grande pompe la saison du Parvis
Le Bourgeois Gentilhomme de Molière mis en scène par Denis Podalydès au Parvis / photo Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
Le Bourgeois Gentilhomme de Molière à tellement été étudié au collège et au lycée qu’on en a presque oublié le plaisir qu’il pouvait nous offrir. Alors quand Denis Podalydès s’empare de cette pièce écrite par un Molière au sommet de son art, c’est pour lui redonner sa forme originale de comédie ballet sur la musique de Jean-Baptiste Lully. Un retour aux sources donc, mais plus dans l’esprit d’une douce folie que dans la forme qui s’éloigne rapidement du classicisme. En témoignent les costumes de Christian Lacroix qui revisitent avec éclat le baroque de cette seconde moitié de 17eme siècle, ses collants en soie et ses grandes perruques poudrées. Des costumes extravagants, flamboyants ou décalés qui donnent le ton dès le début du spectacle. La suite est à l’avenant.
On retrouve bien ce pauvre Monsieur Jourdain, qui s’émerveille de pratiquer la prose sans le savoir et se laisse emporter par une crédulité qui le mènera à se prendre pour le Grand Mamamouchi dans un incroyable simulacre d’intronisation à la turque. Mais Pascal Rénéric va au-delà du comique de situation. Son interprétation fait plutôt penser à un Mister Bean en perruque, un mélange aigre doux de comique, de ridicule et au fond d’humanité. Alors même si l’ascenseur social du 17eme siècle est incontestablement en panne, que l’instruction en reste la clef réservée à une élite bien née, on rit franchement de cette comédie. Et on se laisse séduire par le mélange de théâtre, de danse qui reprend dans un style tout à fait contemporain les codes des menuets d’époque, de chant lyrique et de musique interprétée sur scène par les solistes de l’ensemble baroque de Limoges. Plus de vingt comédiens, danseurs, chanteurs et musiciens sur la scène du Parvis pour nous offrir un superbe divertissement populaire, dans le sens le plus noble du terme. Du grand spectacle qui ouvre en grande pompe de la nouvelle saison de Parvis !
L'amour, le jeunesse, la beauté. Tout ça finira au fond de la Volga.Le texte d'Ostrovski mis en scène par Denis Podalydès lumineux et cinglant comme un éclair.
Macha Makeïeff plays with classical conventions and a touch of modernism to bring the monument to life and breathe new life into this new Don Juan. But the statue of the Commander remains too…
An exciting performance is in store at Le Parvis, featuring the production of "Bérénice" by the Comédie Française, which premiered at Le Vieux Colombier theater a few months ago.
Sur le plateau de la salle Richelieu de la Comédie Française La résistible ascension d'Arturo Ui de Brecht mis en scène par Katharina Thalbach. Facétieux et glaçant.
Guest artist for the season, Baptiste Amann was at Le Parvis this week for Lieux communs. He will return in March for the premiere of Sans suite [Un air de roman], which he wrote.
Common Places begins like a thriller, but as the show progresses, it reveals a luminous commentary on the complexity of the feelings that guide - or do not - individuals.
Miet Warlop's After all Springville is a funny, strange show. A baroque universe where images are like building blocks that allow the viewer to make sense of what they see. Or not.