12/12/08 : Othello au Parvis / photo Stéphane Boularand (c)Bigorre.org
La saison du Parvis est une occasion de voir ou revoir quelques uns des plus beaux classiques du répertoire. Il y a eu l’excellent Cid en novembre, il y aura « Le menteur » de Goldoni cette semaine. Vendredi soir, c’était l’Othello de Shakespeare, général maure parti conquérir Chypre pour le compte des vénitiens, accompagné de Desdémone, sa femme, du fidèle Cassio et du perfide Iago. Tous les ingrédients sont réunis pour faire du grand spectacle : l’amour, l’envie, le mensonge, la trahison et cette jalousie que Iago va semer et faire grandir dans l’esprit d’Othello. « Oh ! Attention, monseigneur, à la jalousie ; c'est le monstre aux yeux verts qui tourmente la proie dont il se nourrit ».
La pièce de William Shakespeare est classique, mais la mise en scène d’Eric Vigner est résolument moderne. Les couleurs sont sobres, dominées par un blanc qui joue avec la noirceur des âmes et une blancheur qui se moque de l’innocence. Une sobriété qui contraste avec la complexité du dispositif scénique : un plateau tournant, deux grands escaliers et des panneaux perforés qui sont placés, déplacés, replacés au fil des scènes pour multiplier les configurations. Une scénographie éblouissante ! Entendez par la qu’elle occulte le reste, reléguant le texte de Shakespeare au second plan. On espérait Vigner au service de Shakespeare, on a eu un Vigner qui se sert de Shakespeare. Dommage.
By constantly pulling his characters between the Shakespearean tragedy of the late 16th century and dialogues rooted in the vulgarity of our time, Guillaume Séverac-Schmitz makes Romeo and Juliet do…
C’est dans une atmosphère qui ressemble à un conte noir que Pascal Kirsch a invité le public du Parvis mardi soir, à peine plus d'un an après sa création au Festival d'Avignon.
Guest artist for the season, Baptiste Amann was at Le Parvis this week for Lieux communs. He will return in March for the premiere of Sans suite [Un air de roman], which he wrote.
Common Places begins like a thriller, but as the show progresses, it reveals a luminous commentary on the complexity of the feelings that guide - or do not - individuals.
Miet Warlop's After all Springville is a funny, strange show. A baroque universe where images are like building blocks that allow the viewer to make sense of what they see. Or not.