Tg Stan dans La Cerisaie, photo Koen Broos / photo Koen Broos
On les a vus il y a un an dans My Dinner with Andre. Ceux qui étaient au Parvis ont sans aucun doute le souvenir de cette incroyable pièce qui a réussi à nous passionner pendant plus de trois heures avec deux comédiens de Tg Stan qui n’ont pourtant pas arrêté de manger, sans doute fort bien puisque la cuisine était assurée par Jean-Pierre Saint-Martin du Vicos. Alors il a suffi de retrouver le nom du collectif Tg Stan dans la programmation de cette saison pour nous faire saliver d’avance. Ils reviennent cette fois avec la Cerisaie, une pièce où Tchekhov dresse le tableau de la déchéance d’une aristocratie russe illustrée par des personnages frivoles et incapable de renoncer à leur train de vie qui vont se perdre dans leurs états d'âme au moment de la vente aux enchères de leur propriété.
Une trame qui ressemble plus au drame qu’à la comédie. Et pourtant Tchekhov écrivait au début de son travail, « La prochaine pièce que j’écrirai sera sûrement drôle, très drôle, du moins dans l’approche ». Une difficulté à enfermer dans un genre cette Cerisaie qui a donné des mises en scène qui vont du naturalisme à la poésie, du réalisme au symbolisme, de la complainte sociale à la prophétie, de la comédie à la tragédie. Pour Tg Stan, Tchekhov est sans doute en train de ricaner avec bienveillance dans sa tombe et chuchote doucement : « Tout ça, et bien plus encore… ou pas… Découvrez-le vous-même ! ». On attend impatiemment mardi soir pour découvrir ce qu’en fera Tg Stan et son approche du théâtre centrée sur le rapport de l’acteur avec son personnage, en refusant la suprématie du metteur en scène. Sans aucun doute, un beau moment de théâtre en perspective !
Rencontre aussi improbable que savoureuse entre deux pièces du répertoire du théâtre français et la liberté des flamands de tg STAN. On ne regardera plus jamais L'avare et Le bourgeois…
Guest artist for the season, Baptiste Amann was at Le Parvis this week for Lieux communs. He will return in March for the premiere of Sans suite [Un air de roman], which he wrote.
Common Places begins like a thriller, but as the show progresses, it reveals a luminous commentary on the complexity of the feelings that guide - or do not - individuals.
Miet Warlop's After all Springville is a funny, strange show. A baroque universe where images are like building blocks that allow the viewer to make sense of what they see. Or not.